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Une boutique d’échange de vêtements réconcilie mode et écologie à Magog

Des vêtements accrochés à des portants.

Le club Le garde-robe se veut être un lieu qui permet d'agir pour l’environnement tout en étant écoresponsable.

Photo : Radio-Canada / Nantou Soumahoro

Julie Pomerleau a créé la boutique Club Le garde-robe avec son époux et leurs cinq filles. Dans cette nouvelle boutique nichée sur la rue principale de Magog, on agit d’abord pour l’environnement et l'on permet aux passionnés de mode d’acquérir des vêtements tendance tout en étant écoresponsables.

C’est un peu la garde-robe que tout le monde rêverait d’avoir. Elle se renouvelle sans cesse et ne coûte que très peu d’argent. Dans ce nouveau commerce, on ne fait pas d’achats, mais plutôt des échanges. Et pour cause, un vêtement déposé permet de repartir avec un autre vêtement sans débourser un sou.

Le principe est simple : on paie une adhésion au Club. On fait le tri dans sa penderie. On choisit les morceaux achetés dans les trois dernières années qui sont encore en bon état et puis, on les emmène au Club Le Garde-Robe pour en récupérer de nouveaux parmi ceux qui sont disponibles en magasin.

Répondre à un besoin

En quelques semaines d’existence, le Club compte déjà une centaine de membres. Les vêtements reçus, qui remplissent les deux espaces de la boutique, révèlent l’engouement de la population face à cette initiative.

L’une des filles de la famille, Léa, voit en cette initiative une réponse à une demande grandissante des jeunes générations notamment.

C’est quelque chose qui aide pour l’environnement. Les jeunes, on est beaucoup touchés par ça. On dirait que c’est comme un mouvement, indique-t-elle.

Des robes, des manteaux, des chaussures, des camisoles, mais aussi des vêtements pour homme, pour le bonheur d’une clientèle de 14 à 77 ans.

De l’écologie et des économies pour tous

En tant qu’étudiante, ça nous fait faire des économies parce qu’on donne et on reçoit sans payer d’argent. Ça permet d’avoir de nouveaux vêtements, explique Maude, l’une des clientes.

Malgré une offre un peu moins fournie pour les hommes, il est néanmoins possible pour la gent masculine d'y trouver son compte.

J’ai trouvé des vestes. J’ai trouvé des chemises aussi pour le bureau, indique Sébastien, un client venu échanger quelques vêtements.

J’aime le concept parce que ça évite d’une part la surconsommation et d’autre part parce que ça permet de pouvoir réutiliser un vêtement, poursuit-il.

Les locaux actuels ne permettent pas encore d’offrir un espace pour les vêtements de maternité et ceux pour enfants. Mais Julie Pomerleau espère pouvoir en ajouter dans sa boutique.

Un projet familial

À un moment donné, c’est de se dire, pourquoi est-ce que j’achète autant de vêtements? Pourquoi est-ce que je fais ça? C’est la deuxième cause de pollution mondiale. Quand on parle de ça avec nos enfants, ça fait réfléchir, explique Julie Pomerleau.

Une femme assise.

La co-fondatrice de la boutique Club Le garde-robe, Julie Pomerleau.

Photo : Radio-Canada / Nantou Soumahoro

C’est à la suite d’un article paru dans le quotidien La Presse que la mère de famille, Julie Pomerleau, s’est rendue avec ses filles au Shwap Club de Montréal avant de décider d’apporter le concept à Magog.

Pour le père de famille, Christian Larose, cette boutique permet de réduire les effets de la surconsommation.

C’est plusieurs milliers de dollars. C’était aussi de se demander comment faire pour baisser les coûts liés aux vêtements pour notre famille, mais aussi pour d’autres familles de la région, explique-t-il.

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