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Bouger pour venir en aide aux militaires blessés

Une vingtaine de personnes font des étirements dans un gymnase.

Le cours Zen, Fit and Rebelleyus du samedi matin à l'Université de Saint-Boniface a récolté des fonds pour l'organisme Sans limites.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Gavin Boutroy

Une trentaine de Winnipegois se sont rassemblés samedi matin dans un gymnase de l'Université de Saint-Boniface pour un cours de sport destiné à récolter des fonds pour aider les militaires malades et blessés à surmonter leurs défis.

L'organisatrice du cours de sport et présidente-propriétaire de Rebelleyus Inc., Julie Belley, explique qu’elle tient à cette cause parce que son propre mari est militaire.

[Depuis quelques années] mon mari souffre du syndrome de stress post-traumatique. Il a fait différentes missions au cours de sa carrière, confie-t-elle. Ce n’est pas quelque chose qu’on choisit et c’est quelque chose qui n’affecte pas seulement la personne qui l’a, mais aussi les gens autour. Ma famille et moi on a une différente réalité depuis.

[Le sport] c’est quelque chose qui doit m’aider à surmonter les différents obstacles avec lesquels on doit vivre, les blessures physiques et psychologiques qu’on doit vivre avec à cause de la vie militaire.

Julie Belley, la fondatrice du programme Zen, Fit and Rebelleyus

Ainsi, la professeur de sport de longue date, qui travaille de jour dans le secteur des ressources humaines, a décidé de créer son entreprise en préparant son mari à la retraite. Il gère entre autres la location d’un chalet, une activité pour l’aider dans la transition à la vie de civil.

Sans Limites

Environ 1000 dollars ont été récoltés grâce à l’événement, une somme qui sera remise au programme Sans limites, aussi connu sous le nom de Soldier On, des Forces armées canadiennes.

Sans Limites, c’est un programme qui me tient vraiment à cœur parce que je crois qu’on doit faire plus. On doit sensibiliser les gens plus au fait qu'il y a de plus en plus de soldats qui commencent à parler de blessures psychologiques et physiques, affirme Mme Belley.

Une femme en habits de sport souriante, devant le drapeau du programme Sans limites.

Julie Belley

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Des représentants du programme étaient présents lors du cours de sport samedi matin, dont la major Karyne Brown, commandante adjointe de l’unité de transition pour la région du Manitoba et de la Saskatchewan.

Selon elle, ce programme aide les militaires retraités et actifs qui ont subi une blessure ou une maladie physique ou mentale. C’est un programme qui aide ces gens à surmonter ces blessures ou maladies à travers l'activité physique ou le sport, indique la major.

Avec les fonds récoltés, Sans limites organise plusieurs activités qui répondent aux envies des participants des régions telles que du kayak, ou du vélo, par exemple.

L’activité physique, ça amène la confiance, la force physique et mentale, c’est aussi une occasion pour les gens militaires de se rassembler, d’avoir des points en commun et vraiment de s’intégrer dans la communauté, poursuit Karyne Brown.

Depuis 2007, le programme a aidé plus de 5000 membres à acquérir du matériel de sport ou de loisirs et à participer à des activités structurées de groupe.

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