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Le retour de la Section des crimes haineux accueilli avec espoir par la communauté

Un écusson du Service de police d'Ottawa.

Un écusson du Service de police d'Ottawa (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les membres des diverses communautés d’Ottawa ayant été visés par des crimes haineux accueillent chaleureusement la décision du Service de police d’Ottawa (SPO) de rétablir sa section dédiée à ce type de crime.

Le SPO a annoncé, cette semaine, qu’il allait réintroduire sa Section des crimes haineux, moins d’un an après que son existence ait été remise en cause, créant une certaine confusion.

Sahada Alolo, la coprésidente du Conseil sur l’équité du SPO et femme musulmane noire, a indiqué ne jamais avoir rapporté les crimes haineux dont elle a été victime. Elle a ajouté que l’existence même de cette nouvelle section change tout ça.

Non seulement je dénoncerai ces incidents, mais j’encouragerai également les gens à le faire, a-t-elle affirmé. Une fois qu’on aura des chiffres et que les gens auront l’information, on pourra en faire beaucoup plus pour que ça change.

Gagnant-gagnant

L’an dernier, il y a eu 110 rapports pour de crime haineux, selon le SPO. Il s’agit d’une faible augmentation par rapport aux 104 signalements en 2018 et aux 95 dossiers de 2017.

Deux nouveaux enquêteurs spécialisés rejoindront la Section du renseignement de sécurité. Dans un communiqué envoyé jeudi à Radio-Canada, les forces de l’ordre ont également indiqué qu’ils accepteraient les signalements en ligne de témoins d’incidents ou de graffitis haineux.

Sahada Alolo en entrevue près de l’hôtel de ville d'Ottawa.

Sahada Alolo est coprésidente du Conseil sur l’équité du SPO. (Archives)

Photo : Matthew Kupfer/CBC

Mme Alolo a expliqué que le conseil et les acteurs de la communauté avaient demandé le retour de cette section. Le fait que ce retour ait bel et bien lieu est une preuve d’écoute de la part du SPO, selon cette dernière.

C’est gagnant-gagnant pour les deux parties, fait-elle valoir. Les policiers auront les ressources pour faire leur travail et la communauté commence à croire que ceux-ci travaillent avec eux pour limiter la haine.

Attendre les résultats

Le révérend Anthony Bailey, pasteur de l'église unie de l'avenue Parkdale, croit que cette annonce démontre que les policiers prennent les crimes haineux au sérieux.

M. Bailey faisait partie des cosignataires d’une lettre accueillant chaleureusement l’annonce du SPO. Je crois qu’il est absolument essentiel de rendre normal le signalement des crimes haineux, a-t-il ajouté.

M. Bailey souligne que les gens sont parfois réticents à amorcer des démarches parce qu’ils pensent qu’ils ne seront pas pris au sérieux ou qu’ils rencontreront des difficultés en raison de la barrière de la langue.

Il attend de voir si cette nouvelle section permettra de réduire la réticence de la communauté.

Nous aimerions voir les résultats et la réceptivité promise.

Anthony Bailey, pasteur de l'église unie de l'avenue Parkdale

Confusion de 2019

Après qu’un graffiti ait été fait sur la maison d’une famille noire à Ottawa en mai dernier, le SPO avait indiqué qu’il n’avait jamais eu de section contre les crimes haineux.

Cette curieuse déclaration en a rendu plus d’un perplexe étant donné que plusieurs rapports mentionnaient que la Section des crimes haineux du SPO était la première en son genre à sa création, en 1993.

Steve Bell, le chef par intérim du SPO avait dû expliquer à CBC que la section avait été renommée puis intégrée à la Section du renseignement de sécurité en janvier 2017.

Avec les informations de Matthew Kupfer de CBC

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