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Des clochers négligés par les compagnies de télécommunications?

Une antenne cellulaire est visible à travers l'ouverture du clocher de l'église Notre-Dame-de-Recouvrance, dans Vanier

Une antenne cellulaire est visible à travers l'ouverture du clocher de l'église Notre-Dame-de-Recouvrance, dans Vanier.

Photo : Radio-Canada

David Rémillard

Le clocher de l'église Notre-Dame-de-Recouvrance, dans Vanier, nécessite d' importants travaux de réfection en raison d'une infiltration d'eau qui serait liée à l'installation d'antennes cellulaires il y a quelques années. Alerté par ce premier cas, le Diocèse de Québec constate que plusieurs autres clochers pourraient être dans le même cas.

À Vanier, les dommages sont évalués entre 10 000 $ et 20 000 $ et seront remboursés par la compagnie fautive. La cause serait vraisemblablement les travaux d'installation des antennes, qui ont affecté l'étanchéité de la structure.

Notre-Dame-de-Recouvrance est l'une des 44 églises sur le territoire du Diocèse de Québec abritant des antennes cellulaires depuis déjà quelques années. Devant ce premier cas, relevé en 2019, l'organisation a décidé d'inspecter l'ensemble de ses clochers d'ici l'an prochain.

L'expérience de Vanier fait en sorte qu'on s'est rendu compte que les équipements [de télécommunications] avaient été installés, mais on n'avait pas tenu compte des particularités architecturales des clochers, explique Rémy Gagnon, responsable du département des fabriques au Diocèse de Québec.

On croyait que les compagnies avaient des architectes qui surveillaient les chantiers, affirme M. Gagnon. Or, ce n'était pas le cas.

Au cours des dix dernières années, tout le monde a appris un peu. On s'est rendu compte à la longue que certaines installations étaient déficientes.

Rémy Gagnon, responsable du département des fabriques, Diocèse de Québec

La surveillance par un architecte spécialisé aurait permis de prendre en compte certains aspects propres aux églises. Souvent, ce sont des recouvrements de cuivre, les planchers des cloches, c'est un espèce de toit spécialisé. Si tu perces des trous pour passer des câblages, il faut s'assurer que ce soit bien étanche, poursuit M. Gagnon.

On prévoit d'apporter des correctifs à l'ensemble des clochers compromis.

En plus des inspections, le Diocèse de Québec a mis en application une nouvelle clause dans ses contrats. Les fabriques vont dorénavant embaucher un architecte spécialisé pour superviser les travaux, aux frais des compagnies de télécommunications.

Revenus intéressants

La tendance à installer ces antennes cellulaires dans les clochers remonte au milieu des années 2000, précise Rémy Gagnon.

On y voit une solution gagnant-gagnant, selon lui.

D'une part les fabriques récoltent entre 6000 et 8000 $ par année pour chaque antenne, financement dont elles ont bien besoin. Qui plus est, chaque clocher peut accueillir plus d'une antenne.

De l'autre, les compagnies de télécommunications ont accès à des infrastructures en hauteur.

Ça facilite la vie à tout le monde et ça réduit l'impact visuel pour les communautés locales, conclut M. Gagnon.

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