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Le bilan chinois du coronavirus passe à 56 morts

Les employés portant de l'équipement de protection abordent des passagers avec des masques.

À Pékin, des employés de la sécurité prennent la température des gens à l'entrée du métro.

Photo : Getty Images / Noel Celis/AFP

Radio-Canada

Quinze nouvelles personnes sont décédées en Chine du coronavirus, portant à 56 morts le bilan national, en plus de 1975 personnes infectées dans ce pays.

Tous les décès sauf deux ont été enregistrés à Wuhan ou ailleurs dans la province d'Hubei.

Les autorités chinoises avaient ordonné samedi matin des mesures nationales de dépistage du virus dans les transports afin de tenter d'endiguer la propagation du coronavirus. Le président chinois admet que l'épidémie « s'accélère » et que son pays est « dans une situation grave ».

Des points d'inspection seront mis en place dans les gares et aéroports et tous les voyageurs présentant des symptômes de pneumonie seront immédiatement transportés dans un centre médical, a annoncé dans un communiqué la Commission nationale de la santé.

Les autorités chinoises ont aussi annoncé samedi l'élargissement du cordon sanitaire imposé pour endiguer la propagation du virus, ce qui a pour conséquence d'isoler du monde 56 millions de personnes.

Cinq villes supplémentaires de la province d'Hubei ont été ajoutées aux 13 qui étaient déjà concernées par ce dispositif, qui implique notamment l'arrêt des transports publics à destination de ces agglomérations, et la fermeture des bretelles d'autoroute les desservant.

À compter de dimanche, et ce jusqu'à nouvel ordre, l'ensemble des activités du réseau de bus reliant Pékin aux provinces du pays sont interdites.

La métropole de Shanghai a aussi annoncé la suspension immédiate des lignes d'autocars longue distance, dans le cadre des mesures destinées à enrayer l'épidémie de pneumonie virale.

Une mesure semblable a été décrétée pour la ville de Tiajin, comptant 15 millions d'habitants. L'ensemble des liaisons en autocar seront suspendues jusqu'à nouvel ordre.

Pour sa part, la ville de Wuhan, le foyer d'infection de l'épidémie, va interdire la circulation des véhicules au centre-ville à compter de dimanche afin de limiter les déplacements. Des taxis ont été jumelés à des comités de quartier pour aider les personnes qui doivent absolument se rendre quelque part.

Les voyages organisés en Chine et à l'étranger seront de plus suspendus à partir de lundi. Les agences de voyages chinoises ne pourront plus vendre de réservations d'hôtels ni de voyages à des groupes.

La Chine peut remporter la bataille contre le nouveau coronavirus, a assuré samedi le président Xi Jinping, lors d'une réunion du comité permanent du Bureau politique du Parti communiste, même s'il considère que le pays est dans une situation grave puisque l'épidémie s'accélère.

La propagation du virus assombrit les festivités du Nouvel An lunaire, dont de nombreuses activités ont été annulées, notamment dans la capitale chinoise, Pékin.

Des sites populaires ont aussi été fermés aux visiteurs, comme certaines sections de la Grande Muraille, la Cité interdite et le Nid d'oiseau, le célèbre stade construit pour les Jeux olympiques de 2008. À Shanghai, Disneyland a annoncé qu'il fermait ses portes. Un décès a été signalé dans cette ville, le premier depuis l'apparition du virus.

Les parcs d'attractions Disneyland et Ocean Park de Hong Kong seront également fermés à partir de dimanche.

Le jeune homme prend un autoportrait du couple, qui porte des masques, avec la Cité interdite en arrière-plan.

À Pékin, un couple se prend en photo au parc Jingshawn, qui surplombe la Cité interdite.

Photo : Getty Images / Nicolas Asfouri/AFP

L'armée chinoise envoyée en renfort

La Chine a en outre dépêché 450 médecins et autre personnel médical de son armée dans la ville de Wuhan, où a été détecté le nouveau coronavirus. Ils sont arrivés vendredi soir dans la zone interdite, dans trois avions envoyés par l'armée.

Certains d'entre eux ont l'expérience de la lutte contre l'Ebola et le SRAS, une souche similaire au nouveau coronavirus, qui avait tué 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong entre 2002 et 2003.

Les médecins militaires sont répartis dans les hôpitaux de la ville, qui accueillent un grand nombre de patients ayant des symptômes de maladie pulmonaire, a précisé l'agence Chine nouvelle.

D'ailleurs, les hôpitaux étant débordés, le gouvernement chinois a annoncé à Wuhan la construction ultra-rapide d'un deuxième hôpital de 1000 lits, qui devrait être achevé d'ici deux semaines. La construction d'un premier hôpital de 25 000 mètres carrés, qui devait être terminé en 10 jours, avait été annoncée vendredi.

Ce n’est pas la première fois que la Chine construit un hôpital du genre dans un temps record. En une semaine, la Chine avait construit un hôpital à Pékin lors de l’épidémie du SRAS en 2003.

Des dizaines de personnes portant des masques attendent dans un couloir de l'hôpital.

L'hôpital de la Croix-Rouge de Wuhan est débordé par le nombre de patients qui attendent pour voir un médecin.

Photo : Getty Images / Hector Retamal/AFP

Hong Kong décrète le niveau d'alerte maximal

À Hong Kong, où cinq cas de contamination ont été enregistrés, on a décrété samedi le niveau d'alerte sanitaire maximal afin de renforcer les mesures de lutte contre la propagation de l'épidémie.

Les écoles seront notamment fermées jusqu'au 17 février. Les autorités ont également décidé d'annuler le marathon, qui devait avoir lieu les 8 et 9 février. Tous les voyageurs arrivant de Chine continentale devront aussi répondre à un questionnaire médical.

Plusieurs personnes qui portent des masques prient les mains jointes.

Des Hongkongais prient au temple Wong Tai, lors du premier jour de la nouvelle année lunaire.

Photo : Getty Images / Dale de la Rey/AFP

Alors que le virus s’est propagé dans plusieurs pays d'Asie, ainsi qu'en France et aux États-Unis, quatre cas ont été rapportés en Australie impliquant des personnes récemment rentrées de Chine.

Le Canada a aussi annoncé un premier cas présumé dans la région de Toronto.

Malgré tout, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé jeudi qu'il était prématuré de considérer cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale, disant tout de même surveiller son évolution de près.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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