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Irak : le bilan du raid iranien contre une base américaine s'alourdit

Plusieurs soldats discutent près de la carcasse d'une structure.

Des soldats américains de la base américaine d'Aïn al-Assad, en Irak, discutent près d'une infrastructure endommagée par un missile iranien.

Photo : Reuters / John Davison

Radio-Canada

Un porte-parole du département de la Défense des États-Unis, Jonathan Hoffman, a affirmé vendredi que 34 soldats américains souffraient de commotion cérébrale à la suite du raid iranien contre la base d'Aïn al-Assad, près de Bagdad, le 8 janvier dernier.

Huit soldats ont été rapatriés aux États-Unis et neuf autres ont été évacués vers un hôpital américain en Allemagne, où ils seront traités pour des symptômes de commotion dus aux explosions. Les 17 autres soldats ont réintégré leurs unités, selon M. Hoffman.

Parmi les symptômes ressentis par les soldats, il a cité les suivants : maux de tête, vertiges, hypersensibilité à la lumière, agitation et nausées.

C’est le troisième bilan que fournit Washington après l’attaque iranienne.

La nuit même de l’attaque, le président américain Donald Trump avait tweeté : Jusqu'à présent, tout va bien [so far, so good]! Nous avons l'armée la plus puissante et la mieux équipée du monde, et de loin!

Le lendemain, lors d’une allocution à la Maison-Blanche, M. Trump avait déclaré qu’il n’y avait aucun blessé. Aucun Américain n'a été blessé dans les attaques de la nuit dernière, avait-il affirmé.

Mais, la semaine dernière, le Pentagone a reconnu que 11 soldats souffraient de commotion cérébrale.

La position iranienne

Du côté iranien, citant les Gardiens de la révolution, les médias avaient annoncé le 8 janvier que les 15 missiles ayant frappé la base américaine avaient tué 80 Américains.

Jeudi, l’ancien ministre iranien de la Défense, Ahmed Wahidi, a déclaré lors d’une conférence à l’Université d’Ispahan qu’il y avait eu des victimes américaines.

Nous sommes certains que l’attaque iranienne contre la base américaine d'Aïn al-Assad a fait au moins 70 morts et 200 blessés, a-t-il dit.

Interrogé au sujet des commotions cérébrales à Davos, M. Trump avait minimisé l'impact des frappes iraniennes. J'ai entendu dire qu'ils avaient mal à la tête, a-t-il dit. Je ne considère pas ça comme des blessures graves. Les propos de M. Trump ont fait réagir le sénateur du Rhode Island, Jack Reed, qui lui a demandé de s’excuser auprès des soldats américains.

Dans la nuit du 7 au 8 janvier, Téhéran a lancé des missiles contre les bases d'Aïn al-Assad (ouest) et d'Erbil (nord) en Irak, où sont stationnés certains des 5200 soldats américains, en représailles à l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani, survenu le 3 janvier près de l’aéroport de Bagdad.

Avec les informations de Agence France-Presse, Al Mayadeen, et PRESSTV

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