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La pénurie d'enseignants en Estrie a des effets collatéraux

Une enseignante aide une élève qui écrit.

La région connaît une grande pénurie d’enseignants, notamment au niveau de la suppléance.

Photo : Getty Images/iStock/Memedozaslan

Radio-Canada

Faute de suppléants pour remplacer des enseignants absents, de plus en plus de techniciens en service de garde ou encore des concierges doivent effectuer de la surveillance dans des classes. Cette mesure, qui était auparavant l'exception, est de plus en plus utilisée, regrette le syndicat de l’enseignement de l’Estrie.

Les premiers choix, c’est de prendre quelqu’un qui est dans l’école, explique Richard Bergevin, président du syndicat de l’enseignement de l’Estrie. Ce sont des personnes responsables qui sont capables de s’occuper des enfants. Mais on ne parle pas d’enseignement à ce moment-là, continue-t-il.

M. Bergevin regrette que les éducateurs spécialisés ne puissent pas faire leur travail lorsqu’ils sont parfois amenés à faire de la surveillance d’élèves.

Pendant ce temps-là, ils ne peuvent pas faire leur travail auprès des jeunes pour lesquels ils ont été engagés, dénonce Richard Bergevin.

Même si ce dernier reconnaît que ce sont des moyens qui sont mis en place pour s’assurer que les jeunes sont en sécurité, il croit que ce n’est pas la situation idéale pour un système d’éducation.

Pénurie criante d’enseignants en Estrie

Selon le syndicat de l’enseignement de l’Estrie, la région connaît une grande pénurie d’enseignants, notamment au niveau de la suppléance, et ce, malgré la présence d’un programme d'enseignement à l'Université de Sherbrooke.

On a des universitaires de quatrième année qui peuvent faire de la suppléance. Et, présentement, il arrive assez fréquemment que la liste n’est pas suffisante pour combler les besoins dans les écoles, à Sherbrooke.

Richard Bergevin, président du syndicat de l’enseignement de l’Estrie

Dans un courriel datant de jeudi envoyé aux directions, dont Radio-Canada a pu obtenir copie, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) explique que la journée de vendredi s’annonçait très difficile pour trouver des suppléants et que la banque de suppléance pour vendredi est à toute fin pratique vide.

La CSRS dit avoir reçu plus de 120 demandes pour des suppléances pour vendredi. En date de jeudi, peu après 13 h, il restait encore près de 70 suppléances à combler, d’après ce qu’on peut lire dans le courriel.

Selon nos sources, c’est la deuxième fois cette année qu'un tel courriel est envoyé aux directions de la CSRS.

Le syndicat croit que le gouvernement du Québec devrait rendre la profession plus attractive auprès des jeunes.

Si le gouvernement ne prend pas rapidement des mesures pour attirer les jeunes dans la profession, on va avoir des problèmes qui vont être grandissants, explique Richard Bergevin.

Au Canada, on est les derniers au niveau du salaire si on se compare aux autres provinces, regrette-t-il.

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