•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Quel avenir pour l’usine de crevettes de Sainte-Anne-des-Monts?

Usine Crustacés des Monts

Usine Crustacés des Monts

Photo : Radio-Canada

Dans un contexte où la crevette nordique est en déclin et que la capacité de transformation du Québec est déjà de beaucoup supérieure à ce qui est ramené à quai, la réouverture et la vocation de l'usine de Sainte-Anne-des-Monts sont à l'étude au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.

Il n’y a pas une semaine où on ne jongle avec différents scénarios , confirme le ministre responsable du MAPAQ, André Lamontagne.

Quatre entreprises gaspésiennes sont autorisées à transformer la crevette nordique, dont l'usine Crustacés des Monts. Celle-ci est demeurée fermée en 2018 et 2019 après une saison chaotique en 2017, marquée par une suspension temporaire par l’Agence canadienne d’inspection des aliments de son certificat d’agrément comme exportateur.

Un acheteur potentiel, le pêcheur de crevettes Nicol Desbois, avait confirmé à Radio-Canada, l’an dernier, son intérêt pour l’achat de l’usine. Ses démarches avaient été vaines. Les installations n’étaient pas à vendre.

Ce sont maintenant les industriels, propriétaires des trois autres usines, qui demandent au ministère de rationaliser la transformation de la crevette. Ultimement, c’est le MAPAQ qui a la responsabilité d’assurer l’arrimage de la capacité de transformation avec les sources et les volumes d’approvisionnement.

On est conscient des enjeux des baisses de ressources, de crevettes et de l’enjeu que cela pose pour les transformateurs. On est conscient de tout ça , commente le ministre.

Usine Crustacés des Monts

Usine Crustacés des Monts

Photo : Radio-Canada

Une cinquantaine d’emplois sont en jeu en Haute-Gaspésie, ce qui est aussi pris en considération par le ministre Lamontagne.

Nous, on le voit dans une perspective de filière, la filière de la crevette, mais en même temps, il faut le voir dans une perspective de développement économique régional, commente le ministre qui souhaite aider le milieu des pêches sans nuire à l’économie de Sainte-Anne-des-Monts. On travaille, assure-t-il, sur des scénarios qui visent à équilibrer les deux.

André Lamontage estime que d’autres espèces pourraient être transformées à Sainte-Anne-des-Monts.

Il y a quelque chose qui est là [à Sainte-Anne-des-Monts] qui peut fonctionner, il y a des emplois, il pourrait y avoir d’autres emplois. Il y a d’autres espèces qui pourraient être transformées. Avant de dire que c’est terminé, il faut regarder tous les scénarios.

Le ministre se dit donc à la recherche d’une solution « gagnant-gagnant ».

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, n’a pas voulu commenter le dossier. Une décision devrait être prise prochainement.

Les propriétaires n’ont pas pu être joints.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !