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La police de Londres se met à la reconnaissance faciale en direct

Une caméra de surveillance en ville.

L'utilisation de la reconnaissance faciale par les autorités est un débat qui fait rage depuis quelques mois.

Photo : getty images/istockphoto / hallojulie

Radio-Canada

Le Metropolitan Police Service (Met), force de police principale du Grand Londres, a commencé à se servir de la reconnaissance faciale en direct afin de détecter les personnes recherchées par les autorités britanniques, selon ce que rapporte The Guardian

Des caméras placées à des endroits clés de la ville balaient la foule et alertent les autorités si un visage correspond aux images contenues dans la base de données de la police. Les images qui ne correspondent pas sont effacées. Mais si une personne suspecte est bien identifiée, un policier ou une policière à proximité a l’autorisation d’intervenir.

Selon le Met, « [ces caméras] aideront à lutter contre les crimes graves, incluant la violence, les crimes armés commis avec un fusil ou un couteau et l’exploitation sexuelle des enfants ». Le service de police a également assuré sur Twitter que la technologie fonctionne à partir d’un système indépendant, et qu’il n’est lié à aucune plateforme d’imagerie numérique, comme les caméras de surveillance en circuit fermé (CCTV) ou les caméras portées par les policiers et policières.

L’annonce du Met survient alors que plusieurs spécialistes demeurent sceptiques quant à l’efficacité de la technologie dans la lutte contre la criminalité. De plus, le recours à la technologie soulève des inquiétudes par rapport au respect des libertés civiles.

En avril 2019, un rapport de l’Université de l’Essex avançait que la technologie utilisée par le Met avait un taux d’erreur de 81 %, selon le site Engadget. En 2018, une technologie similaire avait identifié 2300 personnes innocentes comme étant des criminelles et criminels potentiels, dans le sud du pays de Galles. 

La semaine dernière, la Commission européenne a annoncé qu’elle considérait imposer un moratoire de cinq ans sur la reconnaissance faciale en direct, le temps que les législateurs trouvent un moyen de l’utiliser sans abus. 

Avec les informations de The Guardian, et Engadget

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