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« Est-ce que je vais mourir? » : un garçon de 7 ans blessé par balles à Hamilton

Des maisons résidentielles avec un bandeau de la police devant.

La police recherche au moins deux personnes après une fusillade sur la rue Gordon qui a blessé un garçon de sept ans.

Photo :  CBC / Bobby Hristova

Radio-Canada

La communauté de Hamilton est secouée après qu'un garçon de sept ans a été blessé par balles chez lui jeudi soir par un tireur à l'extérieur, qui a tiré plusieurs fois sur la résidence située sur la rue Gordon.

Le sergent-détective Jim Callender de la police de Hamilton a décrit le garçon comme la victime involontaire d'une fusillade ciblée. Le garçon poursuit sa convalescence à l'hôpital.

Ce sont les enquêtes qui vous touchent vraiment. Ce sont vraiment des victimes innocentes.

Jim Callender, sergent-détective, Service de police de Hamilton

L'enfant n'avait rien à voir avec cela et [a été] mis dans une situation dans laquelle il n'avait aucun contrôle, a déploré le sergent-détective.

Selon Jim Callender, les balles ont pénétré dans la maison par une fenêtre du rez-de-chaussée. Le tireur serait arrivé depuis la rue, a appuyé sur la détente et s'est enfui par la cour arrière du quartier de Crown Point dans un véhicule qui attendait sur la rue Gordon avant de se diriger vers l'est.

Il a dit qu'au moment de la fusillade, il y avait des personnes présentes au domicile qui sont connues de la police. Les enquêteurs tentent de comprendre la raison pour laquelle cette maison a été particulièrement visée.

La nature même de ce qui s'est passé indique qu'il s'agit d'un lieu ciblé, a expliqué M. Callender.

Selon la police, il y aurait deux personnes impliquées et la voiture à l'intérieur de laquelle celles-ci se seraient enfuies est décrite comme une berline à quatre portes de couleur claire. Mais, vendredi matin, la police n'avait toutefois identifié aucun suspect.

Le sergent-détective Jim Callender et d'autres agents pénètrent dans une maison de la rue Gordon où un garçon de sept ans a été blessé par balles.

Le sergent-détective Jim Callender et d'autres agents pénètrent dans une maison de la rue Gordon où un garçon de sept ans a été blessé par balles.

Photo : CBC / Bobby Hristova

Danny, un voisin qui n'a pas donné son nom de famille, affirme être intervenu juste après les coups de feu pour aider la famille.

Il dit être entré dans la résidence après avoir entendu les coups de feu puis des cris d’une femme provenant de la maison. Il raconte avoir fait pression sur les blessures du garçon qui aurait reçu une balle dans la main et l'abdomen, selon lui.

Il a dit : "Ça fait mal et c'est difficile de respirer", a témoigné Danny. Puis il a continué à me demander : "Est-ce que je vais mourir?"

Un policier dans une rue la nuit devant un bandeau jaune de la police et une voiture de police.

Des coups de feu tirés dans une maison de Hamilton, près de Toronto, ont blessé un enfant de sept ans jeudi soir, selon la police.

Photo : CBC / Andrew Collins

De son côté, la police a indiqué que le garçon présentait deux blessures et avait été touché au moins une fois sans toutefois confirmer que l’autre blessure était causée par une balle.

Le sergent détective Jim Callender a déclaré qu'une mère et ses deux enfants vivent dans la maison. L'autre enfant était à l'intérieur pendant la fusillade, mais est en très bonne santé.

Les détectives recherchent autant de preuves que possible et les voisins ont été utiles.

Il y a beaucoup de vidéos de caméra de surveillance dans le secteur, que nous avons collectées et que nous continuons de collecter aujourd'hui, a déclaré Jim Callender, qui espère obtenir une information qui permettra aux détectives de comprendre ce qui s’est passé.

Il y a toujours cette information qui nous permettra de rassembler le puzzle et nous cherchons toujours cette petite pièce.

La police tente également de déterminer le type d'arme à feu utilisé.

L'an dernier, il y a eu 47 fusillades à Hamilton, dont 8 étaient des homicides. Il y a eu 3 fusillades cette année, bien qu'il s'agisse du premier ayant fait une victime.

Réactions politiques

Pour le chef adjoint de la police de Hamilton, Frank Bergen, ce qui s’est passé est tout simplement inacceptable. C'est l'occasion de tout interrompre un instant et de dire : les armes à feu n'ont pas leur place dans nos rues, clame-t-il.

Cette fusillade est survenue trois jours après l'annonce d’une proposition de budget de la police de Hamilton pour 2020, qui ne mentionne pas de nouveaux fonds contre la violence armée et les gangs. Des conseillers municipaux ont d’ailleurs demandé à la police cette semaine pourquoi il n'y avait pas plus d'attention accordée à la lutte contre la violence armée.

Jeudi après-midi lors d’une réunion, le conseiller Brad Clark (Upper Stoney Creek) a déclaré qu'il en avait assez d'entendre parler de fusillades ciblées, et que chaque crime avait un impact sur la communauté en général. Des enfants innocents pourraient être blessés, prévenait-il alors.

Ce ne sont pas des tireurs d'élite, ils ne savent pas ce qu'ils font avec leurs armes à feu et lorsqu'ils tirent sur une maison, un enfant pourrait être à l'intérieur et on ne sait pas si une balle va traverser ou non, a-t-il décirt. Il regrettait également l'élimination d’un groupe de travail temporaire de la police.

Un homme en uniforme de policier parle à un micro. Gros plan de son haut de corps.

Le chef de la police de Hamilton, Eric Girt.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Le chef de police Eric Girt a répondu que les problèmes de criminalité armée ne sont pas seulement propres à Hamilton et a rappelé que la police travaille avec ses partenaires pour obtenir plus d'argent pour traiter d’enjeux plus larges.

La conseillère Nrinder Nann représente le quartier dans lequel la fusillade de jeudi s'est produite, Hamilton Centre : un secteur marqué par la violence armée, selon elle.

Je voudrais avoir une idée très claire, de la part de nos services de police, de ce qui est fait pour réduire cette criminalité, dit-elle, ajoutant qu'il faut des ressources à échelle plus locale.

Le maire Fred Eisenberger défend pour sa part les efforts de la police, et mentionne les actions conjointes entre la Ville et les services d'urgence et services sociaux pour s’attaquer aux éléments précurseurs qui mènent au crime et à la violence, comme les problèmes de santé mentale et l’itinérance.

Un homme en discussion avec une jeune femme.

Fred Eisenberger, le maire de Hamilton.

Photo : Radio-Canada / Samantha Craggs

Mais la meilleure résolution à mon avis, une partie de la solution, c’est d'interdire ces maudites armes à feu. Dans nos centres-villes, il n'y a aucune raison pour que quelqu’un brandisse, porte ou cache une arme à feu.

À un moment donné, nous avons besoin de lois fédérales là-dessus et les municipalités n'ont pas le pouvoir de le faire elles-mêmes.

Avec les informations de Samantha Craggs et Bobby Hristova, CBC

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