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Andrea Horwath réclame le refinancement de certains centres d'injection supervisée

Trois personnes des Bergers de l'espoir posent avec Andrea Horwath et Joel Harden du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario.

Andrea Horwath (deuxième à partir de la droite) a visité, vendredi, les Bergers de l'espoir à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Haddad

Radio-Canada

La cheffe du Nouveau Parti démocratique de l’Ontario (NPD) constate que « la crise des opioïdes continue de ruiner des vies » partout en province. De passage à Ottawa, vendredi, Andrea Horwath a sommé le gouvernement Ford de réinvestir dans les centres d’injection supervisée qui ont perdu leur financement l'an dernier.

En mars 2019, le gouvernement de l'Ontario a annoncé qu'il ne financerait plus le centre d'injection supervisée situé sur la rue Clarence, dans la Basse-Ville d'Ottawa. Sur les 21 centres autorisés par la province, 5 autres s'étaient également vu retirer leur permis d'exploitation.

Une subvention fédérale a temporairement permis au centre de la rue Clarence d'opérer normalement quelque mois de plus, mais le service a depuis été assumé par la Ville d'Ottawa avec un horaire réduit.

La décision du gouvernement Ford de couper l’aide des sites d’injection supervisée puis de réduire les investissements en santé publique est dangereuse, a déclaré Mme Horwath, lors de son passage dans les locaux du refuge des Bergers de l'espoir, sur l'avenue King Edward.

La cheffe néo-démocrate était dans la région de la capitale fédérale dans le cadre d'une série de rencontres avec les autorités médicales de l'est de l'Ontario afin d'en prendre le pouls.

Andrea Horwath discute avec Wendy Muckle.

Andrea Horwath trouve choquant que le gouvernement Ford ne veuille pas investir dans un service qui sauve des vies, selon elle.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Haddad

Je demande au gouvernement de financer les sites d’injection supervisée dont Ottawa a besoin, de même que partout à travers la province pour enrayer la crise qui est devenue hors de contrôle, a-t-elle dit, en anglais. Nous savons que les sites d’injections supervisées sauvent des vies.

Les services en santé mentale et en toxicomanie doivent être étendus, pas coupés.

Andrea Horwath, cheffe du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario

Dans une déclaration écrite transmise à Radio-Canada, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario s'est défendu, en rappelant qu'il investissait déjà 31,3 millions de dollars dans les centres autorisés.

À l’heure actuelle, le gouvernement a approuvé et finance 16 sites de services relatifs à la consommation et au traitement dans des collectivités qui en ont besoin à l’échelle de l’Ontario, y compris trois à Ottawa, peut-on lire.

Des investissements supplémentaires ont également été alloués aux traitements des dépendances aux opioïdes et les services connexes dans la région d’Ottawa.

Ces investissements font partie de l'engagement du gouvernement à investir 3,8 milliards de dollars sur 10 ans pour créer et mettre en œuvre une stratégie globale et interconnectée de la santé mentale et du traitement des dépendances axée sur les patients, les familles et les personnes soignantes, ajoute le ministère.

Une clientèle plus en plus jeune

On voit des gens de plus en plus jeunes venir nous voir, confie la présidente-directrice générale des Bergers de l'espoir, Deirdre Freiheit.

Caroline Cox, la directrice les programmes communautaires et bénévoles de l'organisme, établit un lien direct avec la quasi-fermeture du centre d'injection supervisée de la rue Clarence. Elle souligne qu'il ne reste que trois sites d'injection supervisée dans la capitale.

Caroline Cox porte un chandail des Bergers de l'espoir.

Caroline Cox souligne que le nombre de centres d'injection supervisée est passé de quatre à trois à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Haddad

Mme Cox estime qu'il faut beaucoup plus de programmes de prévention pour éviter que les jeunes ne développent des dépendances. Malheureusement, ce sont les premiers programmes à être coupés lorsqu'un organisme manque de ressources, selon elle.

Déclarer l'état d'urgence

On est en crise, a résumé le député provincial d'Ottawa Centre, Joel Harden. Ce sont nos voisins qui souffrent ici.

Le député néo-démocrate a souligné que la conseillère municipale du quartier Somerset, Catherine McKenney, déposera une motion au conseil pour que la Ville d'Ottawa déclare l'état d'urgence en matière d'itinérance et de pauvreté.

C’est une chance pour toute la Ville d’Ottawa d’appuyer ça pour qu’on pousse dans une bonne direction.

Joel Harden, député provincial d'Ottawa Centre

Ce dernier indique qu'il faut investir davantage pour aider les personnes aux prises avec des problèmes de dépendance.

Joel Harden pose pour une photo. Derrière lui, Andrea Horwath discute avec Deirdre Freiheit.

Joel Harden souligne que la crise des opioïdes touche tout le monde, de près ou de loin.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Haddad

Les centres d'injection supervisée d'Ottawa ont enregistré 33 588 visites entre juillet et septembre 2019 et seulement cinq personnes ont dû être conduites à l'hôpital.

Avec les informations de Nicolas Haddad

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