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Températures records enregistrées dans les eaux du fleuve en 2019

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Peter Galbraith.

Peter Galbraith a exposé les résultats de l'étude lors d'une conférence tenue à l'Institut Maurice-Lamontagne vendredi matin.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Radio-Canada

Des températures records ont à nouveau été enregistrées en 2019 dans le Saint-Laurent, ce qui laisse présager que le réchauffement des eaux du fleuve va se poursuivre. Ces nouvelles données émanent du bilan des conditions océanographiques du ministère des Pêches et des Océans.

La température maximale de l'eau enregistrée dans les profondeurs du Saint-Laurent était de 6,6 degrés Celcius en 2019. Cela représente une hausse de 1,4 degré en 10 ans.

Ça fait depuis 1919 qu'il y a des données qui se prennent dans le Saint-Laurent et on en est maintenant aux températures les plus chaudes de toute cette série-là.

Peter Galbraith, chercheur en océanographie physique, Pêches et Océans Canada

C'est un réchauffement qu'on voit depuis une dizaine d'années progresser à l'intérieur du golfe [et] qui est maintenant rendu à des températures records entre 250 mètres et 300 mètres, des records plus que centenaires, explique le chercheur en océanographie physique pour Pêches et Océans Canada, Peter Galbraith.

Selon les données recueillies, le réchauffement des eaux profondes s'est grandement accéléré depuis 2009.

Auparavant, l'eau se réchauffait en moyenne de 2,3 degrés sur 100 ans.

Toutefois, si la hausse se poursuit au même rythme que pendant les 10 dernières années, le réchauffement sera de l'ordre de 13 degrés par 100 ans.

Des impacts sur la biodiversité du Saint-Laurent

Ces changements dans la température de l'eau auront des impacts sur la biodiversité du Saint-Laurent. Cependant, on ignore quels seront ces impacts pour l'instant, puisque jamais des températures aussi élevées n'ont été enregistrées.

Ce qui est inquiétant, c'est que lorsqu'on reste dans une variabilité connue, on sait à quoi s'en tenir [...] parce que l'écosystème l'a déjà vécu. Là, on sort des paramètres habituels.

Peter Galbraith, chercheur en océanographie physique, Pêches et Océans Canada

Selon Peter Galbraith, les biologistes observent des espèces qui vivent dans ces nouvelles températures-là pour voir comment elles se comportent.

Crevettes nordiques.

La hausse de la température de l'eau du fleuve pourrait avoir un impact sur les crevettes nordiques puisque ces dernières préfèrent l'eau froide.

Photo : Radio-Canada

Il ajoute que ces changements affectent l'ensemble de la chaîne alimentaire et que les chercheurs du ministère des Pêches et des Océans commencent à se pencher sur ces conséquences.

Cette hausse de température pourrait notamment avoir un impact sur le sébaste, qui vit en eau plus chaude, et sur la crevette qui, elle, préfère l'eau froide.

D'après les informations de Julie Tremblay

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