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Les entrepreneurs britanno-colombiens ont besoin d’aide

Un homme en uniforme de chef façonne de la farine sur un comptoir alors que des miches cuites reposent sur des barquettes.

Le boulanger Nico Armitano façonne des miches de pain.

Photo : Radio-Canada / Harold Dupuis

Dominique Lévesque

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) croit que le gouvernement britanno-colombien doit agir pour aider les commerçants aux prises avec d’importantes hausses de loyers et d’impôts fonciers.

Devant le nombre de locaux vacants et la difficulté pour de nombreuses entreprises de la Colombie-Britannique de demeurer rentables, la FCEI demande à la province de modifier ses lois sur les impôts.

La FCEI souhaite que la province permette aux municipalités de ne pas imposer les espaces vides. Cela éviterait que les propriétaires ne fassent payer la facture à des locataires éventuels.

Ce qu'on demande, c'est que les municipalités embarquent avec nous dans ce message pour mettre de la pression sur le gouvernement et puissent aller chercher ce gain pour leur économie, dit Gopinath Jeyabalaratnam, analyste principal des politiques à la FCEI.

Les entreprises qui ne sont pas rentables ne demeureront pas ouvertes très longtemps, selon lui.

On a parlé à plusieurs entrepreneurs et certains sont en train de nous dire qu'ils pensent à déménager en raison du coût du loyer.

Gopinath Jeyabalaratnam, analyste principal des politiques à la FCEI

Les entrepreneurs vancouvérois qui établissent leur commerces dans des espaces loués sont en effet vulnérables, estime Éric Baranes, propriétaire depuis 2017 de la boulangerie de Vancouver La Baguette & l’Échalote.

L'entrepreneur, qui a travaillé longtemps dans le milieu des affaires en France, a été surpris par les défis du marché immobilier britanno-colombien et son impact sur les entreprises.

J'ai dû m'adapter à une norme je dirais canadienne et américaine, où le propriétaire [d'espaces commerciaux] fait la loi.

Éric Baranes, propriétaire de La Baguette & l’Échalote
Un homme en uniforme de chef tient une planche de bois. Un homme en complet l'observe.

L'homme d'affaires Éric Baranes a acheté La Baguette & l'Échalote en 2017.

Photo : Radio-Canada / Harold Dupuis

En France, le bail commercial est protégé, affirme M. Baranes. On n'a pas le droit d'augmenter les loyers de manière démesurée.

Beaucoup de commerçants comme M. Baranes dénoncent les hausses de loyer et d’impôts fonciers qui se traduisent souvent par des augmentations de prix pour leurs clients.

Quand la hausse est trop importante, il faut le répercuter sur les prix aux clients. Il y a eu pas mal de choses qui sont intervenues dernièrement qui ont un impact sur le coût.

Éric Baranes, propriétaire de La Baguette & l’Échalote
Une dame aux cheveux blonds avec des bottes et un manteau d'hiver noirs regarde un étalage de pains dans un commerce.

Les produits de La Baguette & l'Échalote sont vendus dans plusieurs supermarchés de la région de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Dominique Levesque

Des solutions

Pour diminuer l'impact des hausses de loyer et des impôts fonciers, certaines entreprises rivalisent d'ingéniosité.

Une photographie de l'extérieur de la boulangerie La Baguette & l'Échalotte à l'île Granville à Vancouver un jour ensoleillé.

La boulangerie La Baguette & l'Échalotte a été fondée en 1982 à Vancouver par Louise Turgeon et Mario Armitano.

Photo : Baguette & l'Échalotte

En 2012, lorsqu’un incendie a détruit la boulangerie La Baguette & L'Échalote qui avait pignon sur rue sur l’île Granville, les propriétaires de l'époque ont choisi de ne pas reconstruire le bâtiment. L'entreprise a plutôt concentré ses efforts sur la production à son usine de la 1re Avenue à Vancouver.

La boulangerie a délaissé le commerce de détail et se spécialise depuis dans la vente en gros et la distribution.

Être créatif et diversifier ses opérations est essentiel pour demeurer en affaires, estime Céline Sauvage, présidente du conseil d’administration de la Société de développement économique de la Colombie-Britannique (SDECB).

Développer de nouveaux produits, partager nos locaux avec quelqu’un d’autre, si je suis un restaurant, je peux aussi faire du "catering".

Céline Sauvage, présidente du C. A., Société de développement économique de la Colombie-Britannique

Mme Sauvage trouve malheureuse la disparition de beaucoup de petites entreprises au fil des ans, notamment au centre-ville de Vancouver.

La rue Robson a beaucoup changé. Moi, quand je suis arrivée à Vancouver, il y avait beaucoup de petits marchands, d'épiciers. Maintenant, c’est juste des grosses boîtes, des détaillants qui viennent des États-Unis et d’ailleurs.

Céline Sauvage, présidente du C. A., Société de développement économique de la Colombie-Britannique

Mme Sauvage recommande à tous les entrepreneurs de profiter des outils que la SDECB met à leur disposition : formations, réseautage, aide professionnelle.

Gros plan sur de la pâte roulée en forme de croissant sur une planche de bois.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante demande à la Colombie-Britannique de mettre la main à la pâte pour aider les commerçants.

Photo : Radio-Canada / Harold Dupuis

De son côté, l’homme d’affaires Éric Baranes insiste sur le rôle que la Ville de Vancouver doit jouer pour retenir ses entrepreneurs.

La Ville a un rôle à jouer de régulateur et de stabilisation [...] Il serait souhaitable qu'il n'y ait pas trop de secousses au niveau des impôts fonciers.

Éric Baranes, propriétaire de La Baguette & l’Échalote

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Colombie-Britannique et Yukon

Entrepreneuriat