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Les bureaux touristiques vivent une baisse d'achalandage

Une femme pose dans un bureau d'information touristique.

Nancy Arpin, directrice générale de l'Office du tourisme et des congrès de Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Marc-André Landry

Avec de plus en plus d’information disponible via Internet, les bureaux d’information touristique de l’Abitibi-Témiscamingue vivent une baisse graduelle de leur achalandage. Toutefois, aux yeux des intervenants en tourisme, ces bureaux demeurent tout aussi utiles et importants.

Nombres de visites :

  • En 2018 : 16 995
  • En 2019 : 16 114
  • 881 visites de moins

Selon les chiffres de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, les bureaux touristiques de la région ont enregistré 16 114 visites lors de la saison estivale 2019, comparativement à 16 995 l’année précédente. Sans être dramatique, la tendance à la baisse est bien réelle, confirme Stéphanie Lamarche, directrice principale orientation stratégique et affaires corporatives à Tourisme Abitibi-Témiscamingue.

Oui, on ne se le cachera pas, il y a une tendance à la baisse, affirme-t-elle. Par contre, il faut voir que les gens qui vont dans les bureaux sont maintenant très informés, avec des questions de plus en plus pointues. Les actes de renseignements sont plus raffinés et les agents touristiques passent plus de temps avec le client.

Diversifier les services

À Val-d’Or, l’Office du tourisme et des congrès inaugure ce vendredi ses nouveaux locaux, rénovés pour plus de 400 000 $ l’hiver dernier. Plus moderne et plus accueillant, le bureau d’information touristique vit de grands changements, mais il demeure très pertinent selon la directrice générale, Nancy Arpin.

Une femme écoute la question d'un journaliste hors-champ.

Nancy Arpin, directrice générale de l'Office du tourisme et des congrès de Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

À mes débuts dans l’industrie, les clients arrivaient, passaient cinq minutes, prenaient deux ou trois guides et la vie était belle, rapporte-t-elle. Maintenant quand les gens rentrent, ils veulent discuter, connaître nos coups de coeur. Ils ont fait leur devoir avec Internet, d’où notre rôle de bien alimenter le web et d’offrir des services à valeur ajoutée.

L’OTCVD a ainsi bonifié les services connexes dans ses bureaux, tels que :

  • Une boutique souvenir
  • Les voyages virtuels Abitibi 360
  • Le prêt de systèmes audio pour les personnes ayant des difficultés auditives
  • Une station de recharge cellulaire
  • Une trousse de lavage pour les motos
  • L'accueil de nouveaux arrivants.

Le bureau : un milieu de vie

Selon Stéphanie Lamarche, la transformation de la mission des bureaux d’information touristique suit une tendance mondiale.

À travers la planète, on suit le consommateur, explique-t-elle. Les bureaux tendent à se renouveler pour devenir des milieux de vie. On offre du café aux passants ou encore des aires de jeu pour les enfants. On revoit la façon dont on traite le touriste. Ça devient aussi lieu où la population locale peut passer. En Abitibi-Témiscamingue, beaucoup gens de la région viennent ici pour recueillir l’information avant de visiter d’autres régions. On offre un service au touriste, mais aussi un service local.

Miser sur l’humain

Tourisme Abitibi-Témiscamingue a placé les bureaux d’information au coeur de son chantier « Accueil », lancé l'an dernier. Des contacts réguliers entre les différents gestionnaires permettent d’arrimer cette stratégie.

L’organisme demeure aussi convaincu que leur bureau d'information touristique joue toujours un rôle clé pour les villes de la région.

Les municipalités et les villes, plus que jamais, reconnaissent l'importance de l’industrie touristique sur leur territoire et le besoin d’un accueil et d’information de qualité. On mise sur le contact humain. Jamais une application ou un site web ne va remplacer l’humain. Le touriste veut encore avoir contact direct et être rassuré, conclut Stéphanie Lamarche.

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Abitibi–Témiscamingue

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