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  • Il y a 40 ans, l’Opéra de Montréal préparait son premier lever de rideau

    La soprano Nicole Lorange en costume d'époque chante dans « Cavalleria Rusticana » présenté à l'Opéra de Montréal en 1985.

    Les cantatrices Nicole Loranger et Janice Taylor interprétant une scène de l'opéra « Cavalleria Rusticana », présenté par l'Opéra de Montréal en 1985.

    Photo : Radio-Canada / LE COZ, André

    Radio-Canada

    Le 30 janvier 1980, le gouvernement du Québec annonçait la création de la société qui englobait l’Opéra de Montréal et l’Atelier lyrique.

    Le Québec renoue avec l’art lyrique

    Cette annonce, effectuée par le ministre des Affaires culturelles Denis Vaugeois, s’inscrivait dans un effort de relance de l’art vocal au Québec. En 1975, l’Opéra du Québec avait cessé ses activités.

    Depuis, le public mélomane et les artistes, regroupés dans le Mouvement d’action pour l’art lyrique au Québec, réclamaient un geste de la part du gouvernement.

    Des œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart, Giacomo Puccini et Giuseppe Verdi ont été proposées lors de la première saison.

    Ces dernières ont été présentées à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

    Un travail colossal derrière les coulisses

    Lors de la saison 1985-1986, l’Opéra de Montréal a monté simultanément Suor Angelica de Giacomo Puccini et Cavalleria Rusticana de Pietro Mascagni.

    En tête, 29 novembre 1985

    Le journaliste Mario Masson nous dévoile dans un reportage les différents préparatifs entourant la création d’un opéra. Ce dernier a été présenté à l’émission En tête le 29 novembre 1985.

    Mario Masson nous révèle que l’Opéra de Montréal choisit les œuvres qu’elle montera trois ans à l’avance.

    La sélection se décide principalement au gré de la disponibilité des chefs d’orchestre et des chanteurs.

    Suor Angelica et Cavalleria Rusticana se révèlent être des projets imposants.

    Plus de 400 artisans y contribuent, en comptant les décorateurs, les éclaireurs, les ingénieurs du son, les costumiers, les musiciens et les chœurs.

    La création des décors, par exemple, a été confiée à Claude Girard qui explique à Mario Masson en quoi a consisté son travail.

    Le reportage nous conduit dans l’atelier de costumes dirigé par Édith Caron et nous aide à comprendre le rôle de la pianiste-répétitrice Denise Massé.

    Par ailleurs, guider les chanteurs pour incarner toute l’intensité dramatique d’une œuvre est absolument essentiel.

    Faites vos gammes, 10 mars 1996

    C’est ce travail de mise en scène que nous présente l’émission Faites vos gammes le 10 mars 1996.

    L’émission révèle comment des membres de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal s'activent sous la direction de Bernard Uzan pour faire vivre sur scène La bohème de Puccini.

    Attirer un jeune public à l’opéra

    Ils changent les décors en deux minutes. Moi, je ne m’attendais pas à ça. Je pensais que ça serait plus plate là. Finalement, c’était vraiment bon.

    Un jeune spectateur après la représentation de « Roméo et Juliette » à l’Opéra de Montréal

    On appréhendait dans les années 1970 et 1980 la mort de l'Opéra. La diffusion dans les salles de cinéma a relancé l’intérêt du public pour cet art lyrique.

    En 1985 par exemple, le directeur artistique Jean-Paul Jeannotte confiait aussi à Mario Masson que l’Opéra de Montréal connaissait une bonne sixième saison.

    À Montréal, souligne Jean-Paul Jeannotte, la présentation de Turandot de Puccini a impressionné le public et a fait augmenter les abonnements chez les jeunes.

    Cela ne veut pas dire que l’Opéra de Montréal roule sur l’or.

    De fait, en 2006, il manque presque 2 millions de dollars dans ses caisses pour boucler le budget.

    Dans ce contexte, attirer de nouveaux publics est une nécessité absolue.

    On se demande tout particulièrement comment fidéliser un jeune public à un genre de spectacle souvent perçu comme formel et ennuyeux.

    Téléjournal, 2 novembre 2007

    Pour changer les perceptions, l’Opéra de Montréal a lancé des initiatives qui ont fait l’objet d’un reportage du journaliste Stéphane Leclair au Téléjournal le 2 novembre 2007.

    Tout d’abord, l’Opéra de Montréal a financé une campagne de publicité aux accents plus accrocheurs dans les médias culturels.

    Il a aussi tenté de joindre les futurs spectateurs là où ils se trouvent.

    C’est ainsi qu’on a vu ses chanteurs offrir des prestations dans des lieux très fréquentés, comme le métro de Montréal.

    On a par ailleurs invité gratuitement des milliers d'écoliers à venir assister à l’opéra Roméo et Juliette de Charles Gounod.

    Pour être plus près de la réalité de ces adolescents, le metteur en scène a placé l'action de cette histoire d'amour à la fin de la Seconde Guerre mondiale, plutôt qu’à la Renaissance italienne.

    Les jeunes semblent avoir été conquis. Des écoles ont dû s'inscrire sur des listes d'attente pour voir l'opéra.

    Certains ont souligné leur surprise de voir un spectacle avec une mécanique qui fonctionne au quart de tour.

    D’autres ont relevé l’aspect passionnant de l’œuvre.

    Durant la saison 2019-2020, l’Opéra de Montréal présente six spectacles.

    Parmi ceux-ci, mentionnons Eugène Onéguine de Piotr Illich Tchaïkovski, La flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart et La voix humaine de Francis Poulenc.

    Encore plus de nos archives

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