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Coup de poing sur la patinoire à Tracadie : le milieu du hockey rejette la violence

Joey Losier, instructeur des Bisons de W.-A.-Losier à Tracadie.

Joey Losier, instructeur des Bisons de W.-A.-Losier à Tracadie

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Radio-Canada

Des intervenants réagissent à un incident violent survenu récemment au hockey scolaire à Tracadie, au Nouveau-Brunswick, en rappelant qu’il s’agit d’un geste inacceptable et isolé.

L’incident remonte au 17 janvier. À la fin d'une partie opposant les Rebelles de l'École secondaire Népisiguit de Bathurst et les Bisons de W.-A.-Losier de Tracadie, pendant que les joueurs se serraient la main, l’un des gardiens de but des Rebelles a asséné un coup de poing au visage d'un joueur des Bisons.

Le fautif a reçu une suspension de 15 parties pour son geste, jugé inacceptable par le directeur général du District scolaire francophone Nord-Est, Marc Pelletier.

De voir des gestes comme cela qui peuvent se produire avec nos jeunes dans un contexte interscolaire, c’est certain comme district qu’on a à réagir à des situations comme celles-là. On n’accepte pas du tout un [tel geste]. C’est un geste pur d’intimidation qui s’est passé là, un geste gratuit pour lequel évidemment on a besoin de réagir, souligne Marc Pelletier.

Marc Pelletier interviewé dans son bureau.

Les autorités scolaires encouragent une culture de non-violence dans les sports, explique le directeur général du District scolaire francophone Nord-Est, Marc Pelletier.

Photo : Radio-Canada

La rivalité entre les deux écoles ne date pas d'hier. Des gens se sont demandé sur les réseaux sociaux pourquoi les autres Bisons n’ont pas répliqué au coup de poing : c'est que l'entraîneur Joey Losier tente d’enrayer la violence. Il les a d’ailleurs félicités pour avoir fait preuve de retenue.

Lorsque tu reçois des commentaires de réseaux sociaux avec probablement 50 % de ces critiques qui sont négatives à notre endroit, quelque part il faut intervenir. On a pris une heure hier pour parler à nos joueurs, leur dire comment on était fier d’eux, qu’un jour ils réaliseront que leur choix était bon. On s’entend que ceci aurait pu dégénérer, explique Joey Losier.

Felix Losier, un joueur des Bisons, lance d’ailleurs un appel à la civilité au hockey.

La violence est en train de détruire le plaisir de millions de jeunes à jouer au hockey. L'adversité et [la volonté] de gagner ne devraient jamais nous [amener] à détruire l'image de notre sport! On doit être de bons gagnants, mais aussi de bons perdants. Le hockey n'est pas seulement un sport qui nous amène du bien sur le plan physique, il devrait nous apprendre à devenir de meilleures personnes et nous faire vivre des moments que l'on va se rappeler toute notre vie. Ce message doit passer pour que tous les joueurs et joueuses de hockey redonnent au hockey ses justes valeurs, a-t-il écrit dans une publication Facebook.

La violence est loin d'être une norme au hockey, quelle que soit la ligue, rappelle le président de la Ligue de hockey senior Acadie Chaleur, Charles Albert.

Dans une ligue, tu peux jouer de 75 à 80 parties dans une saison, toutes les équipes ensemble. S’il arrive trois parties où il y a de la violence, c’est sûr que ça va être médiatisé. Mais de là à aller dire qu’il y a de la violence extrême, moi, je dirais que non. Il y a des cas isolés, des cas super violents, mais la violence extrême, non, il n’y en a vraiment pas, assure M. Albert.

Avec des renseignements de François Vigneault et de Mathieu Massé

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