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Meurtre de Marylène Levesque à Québec : des élues demandent des comptes à Ottawa

Portrait de la jeune Marylène Levesque regardant l'objectif de la caméra.

Marylène Levesque, 22 ans.

Photo : Facebook/Marylène Levesque

Audrey Paris
Mis à jour le 

La ministre de la Justice, Sonia LeBel, demande au ministre de la Sécurité publique du Canada, Bill Blair, d'expliquer les raisons qui ont mené à la semi-liberté d'un meurtrier de 51 ans accusé d'avoir commis un autre homicide mercredi soir, dans un hôtel de Sainte-Foy. Ses collègues députées Véronique Hivon et Manon Massé ajoutent leur voix en exigeant des réponses.

Eustachio Gallese est accusé de meurtre au deuxième degré après s’être présenté à une centrale de police de Québec pour confesser son crime, un peu avant minuit mercredi.

Sa victime, Marylène Levesque, 22 ans et originaire du Saguenay, a été retrouvée morte dans une chambre d'hôtel de Sainte-Foy par les policiers. Elle travaillait à Québec dans un salon de massage.

L'accusé, un homme au lourd passé criminel, était en processus de réinsertion sociale depuis 2016. Il avait obtenu une peine d'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans pour avoir tué sa conjointe en 2004.

Au nom du gouvernement, je transmets mes sincères sympathies à la famille et aux proches de la jeune victime, affirme d’emblée la ministre Sonia LeBel. Aujourd’hui, c’est extrêmement préoccupant, nous voulons connaître les raisons qui ont mené à la semi-liberté de l’accusé.

Nous entendons interpeller M. Blair […] pour connaître les raisons qui ont mené à la décision.

Sonia LeBel, ministre de la Justice

La porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de justice, Véronique Hivon, pose les mêmes questions que Mme LeBel. Il faut demander des comptes aux libérations conditionnelles, au gouvernement fédéral, dit-elle.

Ce pour quoi je demande une analyse sérieuse de la situation, dit-elle : est-ce un manque de formation, un manque d’information, une déficience dans les outils d’analyse?

La députée de Joliette s'interroge : Comment une chose comme celle-là est-elle possible alors qu'on se dit qu'on est de plus en plus sensibilisés aux impacts de la violence familiale, aux féminicides, des crimes qui sont différents?

En entrevue sur les ondes de RDI, la cheffe du deuxième groupe d’opposition, Manon Massé, affirme qu'il s'agit d'un meurtre de trop, c’est encore un meurtre de trop, il y a beaucoup d’indignation.

Mme Massé ajoute qu'une longue réflexion s'impose. Lorsqu'on aura les réponses, il y a peut-être même des questions plus profondes qu'il faudra se poser, peut-être avec une enquête publique.

Le système a-t-il failli ?

La Sécurité publique s'explique

Par écrit, une porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, répond que la protection du public est le critère prépondérant dans toutes les décisions prises par la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Nous offrons nos sincères condoléances aux proches de Marylène Levesque.

Ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile

La porte-parole ajoute que la semi-liberté est un processus qui est graduel et contrôlé.

Les actes de violence commis par les personnes en semi-liberté sont extrêmement rares. La Commission des libérations conditionnelles du Canada prend ces décisions de manière indépendante, en se fondant sur des critères établis de longue date pour promouvoir une réinsertion sociale des délinquants sécuritaire et efficace.

La porte-parole ajoute : Nous comprenons que Service correctionnel du Canada examine les circonstances qui ont conduit à cette situation tragique.

La prochaine date connue dans le dossier de l’accusé Eustachio Gallese est le 26 février, pour la divulgation de la preuve, selon le procureur de la Couronne.

Avec les informations de Christian Latreille, Alexandre Lepoutre et Alex Boissonneault

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Québec

Crime sexuel