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Grammy : on se prépare à la fête malgré le scandale qui gronde

Sur un fond de fumée rose, une femme chante dans un micro.

Avec 8 nominations, Lizzo est en tête des Grammy 2020.

Photo : Getty Images / Don Arnold

Agence France-Presse

À l'occasion des Grammy, qui se tiendront dimanche à Los Angeles, on se prépare à fêter la musique et les talents du moment de cette industrie, comme Lizzo, Billie Eilish et Lil Nas X, mais un autre air brouillera la partition : les graves accusations portées contre l'organisation par sa patronne, récemment suspendue de ses fonctions.

À quelques jours de la grand-messe annuelle de l'industrie musicale, la présidente-directrice générale de l'Académie des arts et sciences de l'enregistrement, association professionnelle qui organise les Grammy, a déposé plainte à Los Angeles auprès de la Commission pour l'égalité des chances professionnelles (Equal Employment Opportunity Commission).

Deborah Dugan accuse non seulement l'Académie, qui vient de la suspendre de ses fonctions, de discrimination et de harcèlement, mais elle affirme également que son prédécesseur s'est rendu coupable de viol sur une artiste et que certains votes pour les nominations aux prix Grammy sont entachés par des « conflits d'intérêts ».

Accusations réfutées

Son prédécesseur à la tête de l’Académie, Neil Portnow, a catégoriquement démenti ces accusations de viol, les jugeant « ridicules et fallacieuses ». L'organisation a elle aussi réfuté ces allégations jugées « graves », soulignant que Deborah Dugan avait été placée en « congé administratif » après avoir été elle-même accusée de harcèlement psychologique par une employée.

Une enquête indépendante a été ouverte sur ces faits et les accusations de Deborah Dugan.

Deborah Dungan parle au micro durant une conférence de presse.

Le 16 janvier dernier, l'Académie des arts et sciences de l'enregistrement a mis sa patronne, Deborah Dungan, en congé administratif.

Photo : Associated Press / Charles Sykes

Le responsable des prix au sein de l'Académie est monté au créneau jeudi pour défendre les procédures en vigueur aux prix Grammy.

Les allégations fallacieuses selon lesquelles des membres ou des comités utilisent notre processus pour promouvoir les nominations d'artistes avec lesquels ils sont en relation sont catégoriquement fausses, trompeuses et erronées, a affirmé Bill Freimuth dans un communiqué.

Changer les choses

Première femme à avoir pris la tête de l'Académie, en août dernier, Deborah Dugan affirme être victime de mesures de rétorsion parce qu'elle voulait y « changer les choses » après les 17 ans de présidence de Neil Portnow.

Ce dernier avait officiellement renoncé à prolonger son contrat après avoir été vivement critiqué pour des propos jugés sexistes. Il avait déclaré que les femmes devaient « passer à la vitesse supérieure » pour justifier le fait que peu d'entre elles avaient obtenu des récompenses lors du gala de 2018.

Neil Portnow, PDG de la Recording Academy, l’association des professionnels de la musique aux États-Unis, s'exprime sur la scène des prix Grammy 2018.

Neil Portnow aux Grammy 2018

Photo : Getty Images / Michael Kovac

Abstraction faite de ces querelles, le millésime 2020 devrait de ce point de vue être une réussite.

En effet, les femmes dominent la liste des nominations, en particulier dans les quatre catégories reines : album de l'année, enregistrement de l'année, chanson de l'année et meilleur nouvel artiste ou meilleure nouvelle artiste.

Outre Lizzo, en tête avec huit nominations, Billie Eilish (six), Ariana Grande (cinq), Lana Del Rey, Beyoncé et la chanteuse H.E.R. ont également tiré leur épingle du jeu.

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