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Vivre près d'une autoroute augmenterait le risque de maladies comme l'alzheimer

Une autoroute congestionnée à Los Angeles.

Les résultats de la recherche menée par l'UBC apparaissent dans une étude publiée dans la revue « Environmental Health ».

Photo : Pixabay / prvideotv

Radio-Canada

Vivre près de routes achalandées hausserait le risque de développer des troubles neurologiques, comme la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer, avancent des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC). 

À l’inverse, vivre à proximité de parcs et d'espaces verts diminuerait les risques.

Les troubles neurologiques sont l'une des principales causes de décès et d'invalidité dans le monde, et nous en savons toujours très peu sur les facteurs de risque qui y sont associés, dit l'auteure principale de l'étude et candidate au doctorat à l'École de population et de santé publique de l'UBC, Weiran Yuchi.

Or, son équipe a constaté une augmentation de l'incidence de la sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de la maladie d'Alzheimer et de la démence non liée à la maladie d'Alzheimer chez les personnes vivant à proximité de routes et d'autoroutes très fréquentées.

Dans le cas de la maladie de Parkinson, le risque augmente de 7 % chez les personnes vivant à proximité de routes et d'autoroutes très fréquentées. Pour la démence, le risque augmente de 14 %.

Le bénéfice des espaces verts

L'étude a montré que les espaces verts sont associés à des effets protecteurs et à une diminution du risque variant de 3 à 8 %.

Des arbres dans une forêt boréale.

Vivre à proximité d'espaces naturels apporte de nombreux bénéfices pour la santé.

Photo : iStock

Au-delà du rôle que les arbres jouent dans la création d'oxygène propre à respirer, les effets positifs pourraient être liés à la probabilité d'être plus actif physiquement et à d'autres avantages de vivre près d'un parc, explique Mme Yuchi.

Ce n'est pas à nous de dire aux gens où ils devraient vivre, mais nous suggérons que les efforts d'urbanisme pour accroître l'accessibilité aux espaces verts et réduire la circulation automobile seraient bénéfiques pour la santé neurologique en ce qui concerne la population, ajoute-t-elle.

Une étude à l'échelle du pays

La chercheuse travaille actuellement sur une étude semblable, mais, cette fois, avec des données pancanadiennes représentant 20 % de la population du pays, afin d'obtenir une image encore plus claire de la façon dont les conditions environnementales sont liées au risque de troubles neurologiques.

Les chercheurs ont utilisé un ensemble de données comprenant près de 700 000 adultes vivant dans la région métropolitaine de Vancouver pour leur étude. Ils se sont fiés aux dossiers d'hôpitaux et aux informations concernant les ordonnances et les visites chez le médecin.

Ils ont ensuite estimé l'exposition des individus à la pollution atmosphérique et sonore et la proximité à des espaces verts à l'aide de leurs codes postaux.

Avec les informations de Rafferty Baker

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