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Coronavirus : de nouveaux cas déclarés aux États-Unis et en France

Une femme avec un masque prend la température d'une femme avec un thermomètre qu'elle pointe sur son front.

Des employés prennent la température des voyageurs à un poste de péage à Xianning, en Chine, une localité située près de la ville de Wuhan, foyer de l'épidémie du coronavirus.

Photo : Reuters / Martin Pollard

Radio-Canada
Mis à jour le 

Un deuxième cas de contamination par le coronavirus à l'origine d'une épidémie en Chine a été confirmé vendredi aux États-Unis, à Chicago plus précisément. De plus, trois premiers cas ont été enregistrés en Europe, soit à Bordeaux et à Paris, en France.

Un premier cas américain avait été diagnostiqué mardi dernier dans la région de Seattle, dans l’État de Washington, chez un homme d'une trentaine d'années ayant séjourné dans la région de Wuhan, foyer de l'épidémie. L’homme a été hospitalisé et son état est jugé satisfaisant.

Malgré l’augmentation rapide des cas, près de 900 personnes sont maintenant contaminées par le virus, et le fait que plusieurs de celles-ci ont été recensées en dehors de la Chine, notamment à Hong Kong, à Macao, à Taïwan, en Corée du Sud, au Japon, en Thaïlande, à Singapour et au Vietnam, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) refuse pour le moment de qualifier la maladie d’« urgence de santé publique de portée internationale ».

L'agence affirme aussi qu’il est encore trop tôt pour statuer sur sa virulence.

L’accent n’est pas tant sur le nombre [de cas], parce que nous savons que ça va augmenter, a commenté vendredi un porte-parole, Tarik Jasarevic, lors d’une séance de breffage tenue à Genève. Cependant, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur la virulence du virus qui a tué 41 personnes et en a infecté près de 1300 autres en Chine, a-t-il ajouté.

Ne vous méprenez pas [...] Il s'agit d'une urgence en Chine, mais pas encore au niveau international. Elle pourrait toutefois en devenir une, a prudemment commenté le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Nous savons que ce virus peut provoquer une pathologie grave et qu'il peut tuer, même s'il cause des symptômes plus cléments dans la plupart des cas, a-t-il souligné.

Les Chinois qui ont succombé à la maladie souffraient de problèmes médicaux qui affaiblissaient déjà leur système immunitaire, comme l’hypertension, le diabète ou des maladies cardiovasculaires, a précisé le patron de l’OMS.

Nous avons compris que les mesures prises dans la ville de Wuhan ont résulté de l'initiative de cette ville et ne résultaient pas d'une évolution épidémiologique, a pour sa part expliqué le président du comité d'urgence de l'OMS, Didier Houssin.

Des dizaines d'engins de construction circulent dans un espace restreint.

La construction d'un nouvel hôpital destiné à accueillir un millier de patients victimes du nouveau coronavirus est en cours à Wuhan. Les travaux doivent être achevés en un temps record et l'établissement de 25 000 m2 devrait ouvrir ses portes dans dix jours.

Photo : Associated Press / Chinatopix

L'OMS assure qu'il n'y a pour l'instant aucune preuve de transmission entre humains en dehors de la Chine et qu'elle semble y être limitée à des groupes familiaux et à des travailleurs de la santé.

Le virus, qui continue de muter, selon les autorités chinoises, provoque de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires, des symptômes communs à d'autres pathologies qui rendent le diagnostic difficile.

Des experts croient que le virus n’est peut-être pas aussi dangereux que le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui a tué près de 800 personnes en 2002-2003, ou le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), qui a fait plus de 700 victimes depuis 2012.

La Chine prend des mesures radicales

Après avoir interdit jeudi aux citoyens de Wuhan de quitter la ville, les autorités ont étendu ce confinement à plusieurs autres localités de la région, ce qui touche environ 40 millions de personnes.

De nombreuses festivités organisées pour le Nouvel An lunaire ont également été annulées dans le pays, et des sites populaires ont été fermés aux visiteurs.

Une dizaine de personnes sont massées devant le portail fermé du monument.

Le Temple des lamas de Pékin est fermé en raison de la propagation du coronavirus.

Photo : Reuters / Carlos Garcia Rawlins

Les autorités ont annoncé la fermeture de certaines sections de la Grande Muraille et de monuments emblématiques, comme les tombeaux des Ming, à 50 km de Pékin, et la Forêt des pagodes, dans la province du Henan.

À Pékin, le Nid d'oiseau, le célèbre stade construit pour les Jeux olympiques de 2008, sera fermé jusqu'au 30 janvier, et il n'est plus possible depuis jeudi d'accéder à la Cité interdite, l'ancien palais des empereurs.

Les festivités du Nouvel An, qui drainent habituellement des centaines de milliers de badauds dans les parcs, ont été complètement annulées. À Shanghai, Disneyland a annoncé qu'il fermait ses portes.

De Montréal, le Cirque du Soleil a aussi déclaré qu'il suspendait un spectacle en Chine à la demande des autorités.

À la recherche d'un vaccin

Il n’existe actuellement aucun vaccin pour contrer le nouveau coronavirus, qui a fait son apparition en décembre dans la ville de Wuhan.

Un soignant portant une tenue de protection est penché sur le lit d'un patient.

Le personnel soignant, à Wuhan, prend d'importantes précautions lors du traitement des patients atteints du virus.

Photo : Reuters / Hôpital central de Wuhan

M. Jasarevic a indiqué vendredi que des tests sur des vaccins contre le MERS sont en cours. Nous pourrions regarder à un moment donné si ces traitements et ces vaccins pourraient avoir un effet sur ce nouveau coronavirus, a-t-il dit.

À Davos, où se tient le Forum économique mondial, la Coalition pour les innovations en préparation aux épidémies (CEPI) a annoncé jeudi que trois équipes distinctes de chercheurs allaient se lancer dans la mise au point d'un vaccin contre le nouveau coronavirus.

Des partenariats ont été établis avec la biotech Inovio Pharma, basée aux États-Unis, l'Université du Queensland en Australie et la biotech américaine Moderna, qui travaille avec l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses, a précisé le directeur général du CEPI, Richard Hatchett.

Notre objectif est de faire en sorte que ces vaccins soient mis au point très rapidement et d'avancer très vite pour commencer les essais cliniques, peut-être dès l'été, a ajouté le chef de cette initiative publique-privée, mise en place au lendemain de l'épidémie d'Ebola en 2017.

Au Canada, le Centre de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses de l’Université de la Saskatchewan (VIDO-InterVac) a aussi reçu les autorisations nécessaires de la part de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) pour commencer à travailler sur un vaccin.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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