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Un film de Philippe Falardeau en ouverture de la 70e Berlinale

Philippe Falardeau, vêtu d'un veston, prend la pose devant des caméras.

Le réalisateur Philippe Falardeau

Photo : Reuters / Mario Anzuoni

Le réalisateur Philippe Falardeau retourne au Festival international du film de Berlin par la grande porte : son nouveau film, My Salinger Year, donnera le coup d'envoi de la 70e Berlinale, le 20 février prochain. Le Gatinois d'origine devient ainsi le premier cinéaste québécois sélectionné pour ouvrir ce grand rendez-vous cinématographique.

Cette sélection, M. Falardeau la perçoit comme un retour à la maison. D'abord, parce qu'il y a déjà présenté C'est pas moi, je le jure, couronné de deux prix en 2009 (l'Ours de Cristal et le Grand Prix du jury international dans la section Generation). Ensuite, parce qu'il y était retourné à titre de membre du jury de la section Generation l'année suivante.

Berlin est un festival dont j'affectionne beaucoup la programmation. Donc, d'être sélectionnés là-bas, pour nous, c'est non seulement une belle rampe de lancement pour le film, mais aussi une belle façon de célébrer la fin du travail et le début de la carrière du film.

Philippe Falardeau, scénariste et réalisateur de My Salinger Year

La projection en ouverture de la Berlinale représentera également la première mondiale de My Salinger Year, basé sur un roman autobiographique du même titre de l’autrice américaine Joanna Rakoff. Le film est une coproduction des sociétés micro_scope (Canada) et Parallel Films (Irlande).

Une femme fume une cigarette, assise sur un meuble dans un bureau. En arrière-plan, on aperçoit une autre femme qui parle au téléphone, assise derrière un bureau.

L'actrice Sigourney Weaver, dans le film « My Salinger Year ». En arrière-plan, l'actrice Margaret Qualley.

Photo : micro_scope

Mettant en vedette les actrices Sigourney Weaver et Margaret Qualley, le long métrage raconte l’histoire de Joanna, une jeune aspirante poète qui, après avoir abandonné ses études de deuxième cycle pour poursuivre ses rêves, accepte un poste d’assistante pour l’agent littéraire du populaire écrivain américain J.D. Salinger.

Jouer le jeu du tapis rouge

Philippe Falardeau (Monsieur Lazhar, The Good Lie, Guibord s'en va-t-en guerre) ne cache pas trouver plus intéressant de prendre part à des festivals de taille plus modeste, qui permettent plus d'une projection devant un public qui choisit d'aller voir un film québécois [...], parce que là, on est vraiment dans la cinéphilie.

Il se prépare néanmoins à se prêter au jeu du tapis rouge, lors de la soirée d'ouverture du 20 février prochain, avec d'autant plus de plaisir qu'il sera notamment accompagné pour l'occasion des deux têtes d'affiche de son long métrage, Margaret Qualley et Sigourney Weaver.

On s'est fait offrir une belle balance entre le côté artistique, parce que le Festival de Berlin privilégie, quand même, des œuvres qui ont une dimension artistique, et le côté paillettes, qu'on souhaite toujours un peu pour avoir des retombées médiatiques, a-t-il soutenu.

Si son dernier film, Chuck (2017), n'a pas bénéficié d'une mise en marché très étendue (il ne s'est du moins jamais rendu jusqu'aux écrans de sa région natale), M. Falardeau ose croise qu'il en ira autrement avec son plus récent effort.

Une image du film Chuck de Philippe Falardeau

Une image du film Chuck de Philippe Falardeau

Photo : courtoisie les Percéides

C'est un film qui est produit au Québec et on va faire une sortie respectueuse du public québécois, du public canadien, certainement dans les salles d'Ottawa et, espérons-le, aussi du côté québécois, a mentionné le cinéaste.

Mais ça reste un film en anglais qui se passe dans un monde anglo-saxon. Je ne me fais pas trop d'illusions non plus. Je ne pense pas qu'on va faire exploser le box-office en français, a-t-il ajouté.

My Salinger Year prendra l'affiche au pays au cours des prochains mois.

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