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Coronavirus : 56 millions de personnes sont maintenant isolées en Chine

Le militaire pointe un thermomètre numérique sur le front d'un conducteur.

Un homme en treillis militaire prend la température d'un conducteur à un poste de péage de Wuhan

Photo : La Presse canadienne / AP/Chinatopix

Radio-Canada

La quarantaine imposée par le gouvernement chinois en réponse au nouveau coronavirus gagne rapidement du terrain. Les restrictions de déplacement ont été étendues à 18 villes, où vivent environ 56 millions de personnes, soit plus d’habitants que l’ensemble de la population canadienne.

Un confinement a été décrété dans au moins huit villes – Wuhan, Ezhou, Huanggang, Chibi, Qianjiang, Zhijiang, Jingmen et Xiantao – toutes dans la province d'Hubei, en Chine centrale.

Une ville de 6 millions d'habitants riveraine du fleuve Yangzi, Jingzhou, a également imposé une interdiction de quitter la ville en train, en bateau ou en autocar.

À Wuhan, ville de 11 millions d'habitants, les rues et les lieux publics habituellement animés demeurent étrangement calmes. La gare et l'aéroport ont été fermés et les services de traversiers, de métro et d'autobus ont été interrompus.

La chaîne de restauration rapide McDonald's a pour sa part annoncé vendredi qu'elle suspendait les activités dans cinq de ses restaurants de la province de Hubei.

Le dernier bilan des autorités chinoises recense 41 morts et près de 1300 personnes contaminées.

Un employé utilise un nettoyeur à haute pression pour désinfecter une poubelle devant une gare.

Un employé désinfecte la place publique située devant la gare de trains de Hankou, à Wuhan.

Photo : Reuters / China Daily

Malgré ces mesures de confinement sans précédent, en Chine et dans le monde, les premiers décès à l’extérieur de la province d'Hubei ont été confirmés vendredi.

Les autorités de la province d'Hebei, près de Pékin, ont annoncé qu'un homme de 80 ans était mort après avoir montré des symptômes liés au coronavirus. Il revenait d'un séjour de deux mois à Wuhan, où il avait été visité des proches.

Dans le nord-est, Heilongjiang a aussi indiqué qu'une personne était morte dans la province, mais n'a pas donné plus de détails.

Ailleurs en Asie, des cas de contamination ont été signalés en Thaïlande (4 cas), à Singapour (3), au Vietnam (2), au Japon (2), en Corée du Sud (2) et à Taïwan (1). Un premier cas a aussi été répertorié en Australie et trois en France.

Aux États-Unis, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont confirmé vendredi un deuxième cas d'infection au coronavirus. Il s'agit d'une femme sexagénaire revenue de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago.

Hospitalisée dans le but d'empêcher des contaminations, elle se porte bien cliniquement, a dit Allison Arwady, responsable de la santé publique à Chicago, dans une conférence téléphonique avec la presse. Elle n'a pas pris les transports en commun et a eu très peu de contacts depuis son retour de Chine.

Selon Nancy Messonnier, responsable des CDC, 50 patients répartis dans 22 États font en ce moment l'objet d'analyses.

Des sections de la Grande Muraille fermées

Au-delà de ces confinements, les autorités chinoises ont poursuivi leurs efforts pour contenir l'expansion du virus, en annonçant vendredi la fermeture de nouveaux sites touristiques.

Une section de la Grande Muraille située à Juyingguan, à environ 60 km au nord de Pékin et de Simatai, sera fermée. Des festivités prévues dans une autre section, à Simatai, à environ 110 km au nord-est de la capitale ont été annulées.

Site symbolique de la Chine et classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, la Grande Muraille est appréciée des visiteurs durant les congés du Nouvel An chinois. Elle attire au total quelque 10 millions de touristes par an.

À Pékin, les tombeaux des Ming et la forêt des pagodes seront fermés à partir de samedi, a précisé l'autorité chargée des sites.

Le stade construit pour les Jeux olympiques de Pékin de 2008, connu sous le nom de nid d'oiseau, a été fermé vendredi et le restera jusqu'au 30 janvier. Un spectacle de neige et glace sur le terrain du stade sera fermé.

Pékin avait annoncé jeudi l'annulation des très populaires festivités prévues pour le début de l'année du Rat qui commence samedi et la Cité interdite, l'ancien palais des empereurs qui a attiré 19 millions de visiteurs l'an dernier, a été fermée jusqu'à nouvel ordre.

À Shanghai, Disneyland a annoncé qu'il fermait ses portes et le Cirque du Soleil a suspendu les représentations de son spectacleUn monde fantastique prévues à Hangzhou, au sud-est de la mégapole.

Hong Kong a aussi annulé un festival célébrant le Nouvel An, la plus importante fête de l'année en Chine.

Ce que l'on sait :

  • Le coronavirus est apparu à Wuhan, dans le centre de la Chine, en décembre.
  • Nommé 2019-nCoV, il est de la même famille que les virus du rhume et du SRAS.
  • Il n'existe pour l'heure aucun vaccin contre le nCoV-2019.
  • Il a fait 41 morts, tous en Chine, et des centaines de personnes en sont atteintes.
  • Une poignée d'infections ont été signalées dans d'autres pays, mais pas au Canada.
  • L'OMS n'a pas encore décrété l'état d'urgence internationale.
Des excavatrices travaillent le sol.

Des dizaines d’excavatrices sont à l’œuvre où sera construit un hôpital à Wuhan au cours des prochains jours, ont annoncé les autorités chinoises.

Photo : Reuters

Un hôpital construit à toute vitesse

Le gouvernement chinois a annoncé vendredi la construction d’un hôpital destiné à accueillir d’ici 10 jours un millier de patients victimes du coronavirus, ont rapporté les médias publics.

Selon des images diffusées à la télévision, des dizaines d'engins de chantier étaient occupés à préparer le terrain sur lequel doit s'élever l'établissement à Wuhan.

Les travaux doivent être achevés en un temps record et l'hôpital, de 25 000 mètres carrés, ouvrira ses portes le 3 février, selon l'agence Chine nouvelle.

Il accueillera exclusivement des malades de la pneumonie virale d'origine inconnue. Le site « atténuera la pénurie de ressources médicales », a précisé l'agence de presse officielle.

Ce n’est pas la première fois que la Chine construit un hôpital du genre dans un temps record. En une semaine, la Chine avait construit un hôpital à Pékin lors de l’épidémie du SRAS en 2003.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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