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Pêches : plusieurs enjeux sur la table du ministre André Lamontagne

Des gens assis autour de tables rondes dans une salle de conférence

Les transformateurs de produits marins étaient en congrès cette semaine à Québec.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Radio-Canada

Plusieurs des défis auxquels est confrontée l’industrie québécoise des pêches exigeront une bonne entente entre le ministre des Pêcheries du Québec, André Lamontagne, et la nouvelle ministre fédéral des Pêches, Bernadette Jordan.

Élu depuis 16 mois, le ministre André Lamontagne a déjà eu des ponts à établir avec deux ministres fédéraux différents.

Depuis, l’élection des libéraux et la nomination de Bernadette Jordan comme ministre responsable de Pêches et Océans Canada, les deux élus se sont parlés au téléphone. Et c’était au tout début de son mandat , précise le ministre André Lamontagne.

Présent au 42e congrès de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP), le ministre s’est dit bien conscient de l’importance du lien avec le gouvernement fédéral qui gère, entre autres, dans le secteur des pêches, la capture et la gestion environnementale des écosystèmes marins. C’est certain que le secteur des pêches est un secteur en synergie avec le gouvernement fédéral que ce soit avant avec Jonathan Wilkinson et maintenant avec Mme Jordan. C’est d’avoir une communication avec eux sur tous les enjeux parce qu’eux aussi ont des visées sur le plan national, qui ne font pas notre affaire nous autres. On a des choses à protéger, à revendiquer.

Dans les pêcheries, les dossiers où Québec et Ottawa devront trouver un terrain d’entente ne manquent pas. D’ailleurs, lors de leur première conversation, le ministre Lamontagne souligne avoir mis la table sur les sujets de préoccupations de l’industrie québécoise.

Des bouées de casier de crabes pendent par-dessus le pont d'un crabier.

Des bouées de casier de crabes pendent par-dessus le pont d'un crabier.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Menace d’embargo américain, protection de la baleine noire, début de saison de pêche au crabe plus hâtif, assouplissement des règles de séjour des travailleurs immigrants, partage des quotas de sébaste, tous ces dossiers sont centraux pour l’industrie québécoise des pêches.

Convaincre la ministre Jordan de décréter un départ au début du mois d’avril pour les crabiers de la zone 12 est sans doute le dossier le plus urgent.

Le ministre Lamontagne souhaite une écoute de la ministre, puisque la mesure favorisait la pêche tout en diminuant les risques d’empêtrement de la baleine noire qui à ce moment de l’année est peu ou pas présente dans le golfe. Il convient toutefois que le dossier serait plus facile à défendre s’il y avait un consensus avec les crabiers du Nouveau-Brunswick.

Sébaste : défense des parts historiques

Concernant le sébaste, le ministre Lamontagne promet de faire valoir les parts historiques du Québec.

Lors du moratoire en 1993, la flottille des Îles-de-la-Madeleine détenait la majorité des parts de sébastes accordés au Québec, soit 25 % du taux de captures autorisé de l’unité 1. Pour nous ce n’est pas une nouvelle pêche, c’est la reprise d’une pêche qui a été interrompue, il y a toute une question de quotas historiques et de faire valoir nos droits là-dedans. Ce n’est pas comme une nouvelle découverte, un nouveau poisson dans le fleuve.

Un seau bleu plein de sébastes.

Sébaste

Photo : iStock

Le ministre assure que c’est déjà une priorité dont il discute régulièrement avec le ministère.

Pénurie de main-d’oeuvre oblige, depuis deux ou trois ans, les travailleurs immigrants temporaires ont fait leur apparition dans les usines de transformation de produits marins.

Le recrutement se fait à grands frais par certains industriels qui paient entre 6000 $ et 7000$ pour la venue d’un seul travailleur. De plus, ce travailleur ne peut pas être muté à une autre usine, même si elle est située dans la même localité et appartient au même propriétaire.

Les transformateurs de produits marins souhaiteraient obtenir des conditions similaires à celles qui existent pour les producteurs agricoles. Ils estiment qu’à la fin de la saison de pêche, ces travailleurs pourraient servir l’industrie touristique, aux prises aussi avec des problèmes de main-d’oeuvre.

Le ministre Lamontagne explique que les lieux de travail des immigrants temporaires recrutés par les exploitations agricoles sont déterminés avant leur arrivée au Québec.

Néanmoins, il se montre ouvert à l’idée de jumeler les besoins des industriels de la pêche et ceux du tourisme. André Lamontagne croit, à ce propos, que le Québec devrait revoir l’entente avec Ottawa sur l’immigration afin de rapatrier les demandes de travailleurs immigrants temporaires. Encore là, on s’entend que ce sont des négociations , nuance le ministre.

Invitation déclinée

Invitée au congrès de l’AQIP, la ministre des Pêches et des Océans, Bernadette Jordan, a été retenue à Ottawa à l’occasion de la retraite hivernale du caucus national.

La ministre s’est dit consciente et engagée sur les enjeux et opportunités de la région. Elle ajoute qu’elle continuera à travailler en collaboration avec les intervenants de l'industrie et la province.

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