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Papier de toilette : des solutions de rechange pour une planète au bout du rouleau

« La perception est que parce que c'est blanc, c’est meilleur. »

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
La fin d'un rouleau de papier de toilette.

Habituellement, le papier de toilette est chimiquement blanchi.

Photo : Getty Images / mevans

Radio-Canada

Les mouchoirs jetables et le papier de toilette causent-il du tort à l'environnement? Existe-t-il d'autres solutions pour une planète au bout du rouleau?

En Nouvelle-Écosse, la papetière Northern Pulp, qui déverse ses effluents dans le site le plus contaminé de la province, est contrainte de fermer ses portes dans une dizaine de jours. L'usine produisait notamment de la pâte de bois blanchie, qui sert entre autres à fabriquer des produits d’hygiène à usage unique.

Ce produit semi-fini peut être transformé, par exemple, en mouchoirs ou en papier hygiénique de couleur blanche.

Raymond Plourde, du Centre d’action écologique à Halifax, affirme que l’on ne se questionne pas assez sur les conséquences des produits chimiques utilisés dans la fabrication de ces produits, dont le dioxyde de chlore.

La perception est que parce que c'est blanc, c’est meilleur, c'est plus clean. Mais ce n’est pas la vérité. Il a besoin beaucoup plus de [produits] chimiques pour le rendre très, très blanc, dit-il.

Une femme tient une boîte de mouchoirs faits de bambou dans un magasin.

Des mouchoirs en bambou.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Ces dernières années, des entreprises émergentes aux noms colorés comme Tushy, No.2 et Who Gives A Crap font le pari, appuyé par des publicités facétieuses, que les choix des consommateurs en matière de papier de toilette ne soient pas immuables.

Des produits autres que le papier hygiénique traditionnel se retrouvent donc dans certains magasins et en ligne, par exemple le papier de toilette fait à partir de bambou, sans agent de blanchiment.

Un autre aspect de ce dilemme écologique est que la transformation du bois de la forêt boréale pour la fabrication du papier hygiénique traditionnel, exige beaucoup d’énergie.

Le bambou est beaucoup plus simple à cultiver et est une plante qui repousse très rapidement.

Un homme porte un grand tronc de bambou au milieu de grands troncs de bambou partout autour de lui.

Un travailleur d'une usine de transformation de bambou à Longyou, dans la province du Zhejiang, en Chine, en 2015.

Photo : Reuters / William Hong

La plupart des importants producteurs de bambou se trouvent toutefois en Chine, où la question des lois environnementales et des lois du travail soulève d’autres enjeux.

D’autres options sont aussi le retour aux mouchoirs lavables en tissu ou, pourquoi pas, le papier de toilette lavable.

D’après le reportage de Stéphanie Blanchet

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