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Motoneigistes disparus : consternation à la Tuque

Un motoneigiste circule sur un sentier.

Les touristes français et leur guide ont loué leurs motoneiges à Saint-Michel-des-Saints lundi matin, avant d'aller vers La Tuque.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Stupeur et consternation sont au rendez-vous à La Tuque où ont séjourné les motoneigistes au cœur du drame qui s’est joué au lac Saint-Jean. À la veille de sa disparition, le groupe a passé la nuit au Relais 22 Milles situé entre La Tuque et Roberval.

Ce lieu d'hébergement, populaire chez les motoneigistes, en accueille plus de 200 par jour pendant les semaines achalandées de la saison hivernale. Mais ce groupe a particulièrement attiré l’attention des propriétaires qui évoquent avec tristesse un « groupe très soudé, avec une très forte cohésion, et très chaleureux ».

Ils étaient très enthousiastes de découvrir le Québec.

Christine Reis, propriétaire du Relais 22 Milles

Une dernière soirée dans la convivialité

Christine Reis, propriétaire du Relais raconte l'état d’esprit qui régnait ce soir-là. « Ils étaient tous fébriles, car c’était leur première journée de motoneige. Ils étaient tous très contents d’être arrivés. » Mme Reis raconte que le groupe de neuf motoneigistes est arrivé tard lundi soir vers 19h00 et qu’ils auraient eu le restaurant quasiment pour eux tout seuls, ce qui aurait d'autant plus favorisé l’esprit de convivialité.

La propriétaire évoque aussi un de ses derniers échanges avec le guide Benoit Lespérance, qui a perdu la vie le lendemain. « Quand Benoît est arrivé, il m’a dit : “on est chanceux ce soir on a vraiment un beau groupe vous allez voir !” Et effectivement c’était le cas. »

Le groupe était au début de son périple qui devait durer quelques jours. Beaucoup ont aussi profité de leur passage au Relais pour appeler leur famille en France et leur donner des nouvelles.

Émotion chez les motoneigistes

De très nombreux motoneigistes de passage à La Tuque se sentent bouleversés par ce drame. L’incompréhension règne parmi eux, puisque les circonstances exactes de la disparition des motoneigistes français sont encore nébuleuses. « J’imagine que c’est le brouillard », tente de deviner l’un d’eux. « Ça nous donne la leçon de continuer à rester tout le temps sur les balises », retient une autre.

L’émotion est palpable dans la communauté. Beaucoup saluent la mémoire du guide Benoît Lespérance en soulignant son l'expérience et sa bonne connaissance du secteur.

Jeudi matin, la ministre québécoise du Tourisme, Caroline Proulx, a annoncé de nouvelles mesures concernant la sécurité des activités de tourisme de nature et d'aventure. Elle rend notamment obligatoire la formation des guides de tous les véhicules hors route.

Ce que l’on sait :

  • Le groupe comprenait neuf motoneigistes : cinq sont disparus, un est mort (le guide) et trois ont réussi à rejoindre la terre ferme.

  • Huit motoneigistes sont des touristes français.

  • Le guide, Benoît Lespérance, 42 ans, est originaire de Montréal. Il était accrédité comme guide de motoneige et avait reçu sa formation en 2010.

  • Les trois rescapés ont obtenu leur congé de l’hôpital. Ils ont déjà quitté la région pour rejoindre l'Europe.

  • Le groupe circulait en dehors du sentier balisé.

D'après les informations de Marie-Eve Trudel.

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