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Obama profite de sa présence à Toronto pour critiquer Trump sur le climat

Barack Obama, 44e président des États-Unis sur scène, assis dans un fauteuil blanc.

L'ex-président américain, Barack Obama, a partagé ses points de vue personnels sur la question du réchauffement climatique à Toronto (archives).

Photo : DWAYNE LARSON

Radio-Canada

Les efforts déployés par l'administration Trump pour annuler les critères régissant l'efficacité énergétique des nouveaux véhicules aux États-Unis sont un revers pour la lutte contre le changement climatique, a déclaré jeudi l'ancien président américain Barack Obama.

Selon M. Obama, qui s'exprimait à Toronto lors d'un forum à guichets fermés sur l'avenir du travail, il est clair que tout le monde n'est pas de son avis en ce qui concerne l'énorme défi mondial.

J'ai mis en place des critères régissant l'efficacité énergétique pour les voitures et la nouvelle administration essaie maintenant de les renverser activement, a déploré Barack Obama à propos du président Donald Trump.

Barack Obama considère qu'il faudra une montée d'énergie de la part des citoyens pour faire pression sur les grandes institutions afin de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre qui aggravent le réchauffement climatique. C'est une cause, a-t-il dit, que les jeunes comprennent de plus en plus et sont prêts à assumer.

C'est pourquoi vous avez quelqu'un comme Greta Thunberg qui prend de l’ampleur, a-t-il déclaré. Parce qu'elle parle pour une génération qui va devoir faire face à ce gâchis d'une manière que quelqu'un comme moi, qui a 58 ans, n'aura pas à y faire face.

Barack Obama dans un fauteuil blanc.

Barack Obama s'exprimait à Toronto lors d'un forum à guichets fermés sur l'avenir du travail.

Photo : CBC / Sannah Choi

Selon lui, le simple fait de dénigrer des citoyens ou de blâmer les pays en développement de ne pas faire plus pour limiter les émissions nocives ne résoudra pas le problème.

Il a notamment décrit une situation dans laquelle une personne doit conduire 80 kilomètres chaque jour dans une vieille camionnette pour se rendre à son travail afin de pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. Il ne peut pas se permettre un véhicule électrique ou hybride et il n'y a pas de transport en commun, a-t-il expliqué.

Vous pouvez donner des conférences sur le changement climatique, mais la personne essaie juste de travailler, ajoute-t-il. Et si vous méprisez ces préoccupations légitimes pour subvenir aux besoins de sa famille, alors il fera la sourde oreille, quelle que soit la science du changement climatique.

L'ancien président ajoute par ailleurs que des millions de personnes dans les pays en développement vivent sans pouvoir subvenir à leurs besoins, il serait donc déraisonnable, selon lui, de s'attendre à ce qu'elles rejettent l'électricité produite à partir du charbon.

Barack Obama estime toutefois que les citoyens de pays comme la Chine ou l'Inde devraient pousser leurs gouvernements à faire mieux.

L'une des raisons pour lesquelles il a réussi à persuader le gouvernement de Pékin de signer les accords de Paris est que la croissance de la classe moyenne en Chine, confrontée à des taux de cancer pédiatrique désagréables ou à un air irrespirable, considère la dégradation de l'environnement comme la principale préoccupation politique, a-t-il raconté.

Le gouvernement chinois, même s'il ne s'agit pas d'une démocratie, est devenu suffisamment sensible à l'instabilité politique potentielle de cette crise environnementale pour se dire qu’il est logique pour eux de signer les accords, a-t-il expliqué.

Obama a rappelé que les États-Unis et d'autres pays industriels ont passé des décennies à rejeter de la pollution alors qu'ils développaient leur économie et construisaient des infrastructures jusqu'à ce qu'ils s'enferment dans une économie à forte intensité d'émissions de carbone. Il serait tout simplement déraisonnable selon lui de dire aux pays en développement qu'ils doivent arrêter.

Ce que l'Occident doit faire, c'est aider ces nations à dépasser nos modèles de développement et à trouver des systèmes où elles peuvent obtenir de l'électricité et produire suffisamment de nourriture sans détruire la planète, a-t-il déclaré.

Nous devons comprendre comment leur donner la possibilité de jouir d'un niveau de vie raisonnable tout en préservant l'environnement, a déclaré Obama.

Les milliers de personnes présentes à l'événement organisé par l'Economic Club et le Global Institute for Conscious Economics ont également entendu l'ancien président parler de ce qu'il préférait au Canada.

Vous êtes tellement raisonnable, a-t-il dit. Les Canadiens sont super raisonnables.

Avec les informations de CBC

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Toronto

Changements climatiques