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La GRC à Saint-Pierre-Jolys : un exemple de régionalisation des services

Des agents de la GRC défilent en uniforme d'apparat.

La GRC a procédé à des consultations sur l'avenir de ses services dans le sud-ouest de la Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Olivia Stephanovich

Alors que l'inquiétude augmente dans le sud-ouest de la Saskatchewan au sujet d’une possible centralisation des services de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), à Saint-Pierre-Jolys, dans le sud du Manitoba, le détachement de la GRC a décidé de réduire, plutôt que d’agrandir, son territoire.

Dans cette municipalité rurale majoritairement francophone, 12 gendarmes font partie du détachement bilingue de la GRC et assurent la sécurité dans le secteur.

Auparavant, ils avaient à couvrir environ 2000 km2. Il y a quelques années, la GRC a décidé de revoir le découpage de son territoire et de le réduire à 1700 km2.

On a toujours un grand territoire et ça pose encore des défis géographiques.

Pierre Demers, caporal de la GRC et commandant par intérim du détachement de Saint-Pierre-Jolys

Les défis sont aussi d’ordre logistique. Si l’on reçoit un appel, que l’on est au sud de notre secteur et que nous devons nous rendre au nord, c’est pas mal de route, explique Pierre Demers, avant d'ajouter que des agents du détachement sont sur la route afin de répondre aux demandes d’intervention.

La réalité du détachement de Saint-Pierre-Jolys n’est pas unique. Selon Pierre Demers, une grande partie des détachements au Manitoba se trouvent dans des régions rurales et font face à ces défis.

Un territoire, mais surtout une communauté à aider

D’après Pierre Demers, la présence de la GRC dans les petites communautés aide à résoudre des affaires ou des crimes.

Le maire de Saint-Pierre-Jolys, Raymond Maynard, a d’ailleurs vu le taux d’infraction et de criminalité baisser dans la municipalité à la fin de l'année 2019.

Ils font beaucoup pour le village, ils sont un bon atout et font une différence, mentionne le maire.

Aux yeux de Nicole Lavergne, qui habite dans la communauté, la présence de la GRC a aussi un effet de dissuasion.

Les jeunes qui aimeraient faire des mauvais coups sont pris parce qu’ils savent que le détachement est proche. Ça aide à garder la communauté en sécurité.

Nicole Lavergne, habitante de Saint-Pierre-Jolys

Des acquis remis en question en Saskatchewan

À quelques centaines de kilomètres de Saint-Pierre-Jolys, dans le sud-ouest de la Saskatchewan, la GRC a récemment mené une série de consultations publiques dans sept municipalités, car elle souhaite revoir son modèle de déploiement dans cette région et entrevoit la possibilité de centraliser ses services.

De nombreuses personnes ont fait entendre leur voix dans des communautés rurales, témoignant, à l’image de Saint-Pierre-Jolys, du rôle de la police fédérale locale et des avantages que représente leur présence.

Estimation des territoires couverts par la GRC dans le sud-ouest de la Saskatchewan*

  • Ponteix : 9000 km2

  • Shaunavon : 7600 km2

  • Morse : 3900 km2

  • Leader : 7000 km2

  • Gravelbourg : 10 000 km2

  • Maple Creek : 10 000 km2

  • Swift Current : 14 500 km2

*Des superficies différentes ont été publiées dans la version précédente de ce texte. Ces nouvelles estimations ont été confirmées par la GRC.

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