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Statu quo pour le recyclage de l'Abitibi-Témiscamingue

Un employé de Multitech Environnement fait la collecte de recyclage.

Un employé de Multitech Environnement fait la collecte de recyclage. (archives)

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Piel Côté

Certains acheteurs étrangers de ballots de recyclage ont annoncé vouloir restreindre leurs importations de papiers mixtes et malgré une possible fermeture de quatre centres de tri au Québec, il n'y a aucune chance que le recyclage fait en Abitibi-Témiscamingue se retrouve à l'enfouissement.

L'Inde a récemment annoncé vouloir des ballots de papiers mixtes contaminés à 1 % et moins, quelques semaines après une annonce similaire de la Chine. Les papiers mixtes sont, par exemple, les boîtes de céréales, les circulaires et les journaux.

Combinée à une chute du prix à la tonne des matières recyclées, cette nouvelle a mis les centres de tri du groupe TIRU dans une mauvaise posture financière. Les matières recyclées de la région prennent toutefois la direction de l'usine gatinoise de Tricentris.

Le responsable des affaires publiques de Tricentris, Grégory Pratte, certifie que les citoyens n'ont pas à s'en faire et que le recyclage récolté dans la région trouve preneur.

On vend en Inde, on respecte les critères. Ce n'est pas la fermeture de l'Inde, mais l'augmentation des critères de qualité. Ça demande des ajustements, mais nous les avons faits, garantit-il.

Un homme sourit à la caméra devant un mur blanc.

Grégory Pratte, responsable des affaires publiques chez Tricentris

Photo : gracieuseté

L'usine de Gatineau respecte le seuil de contamination de 1 %, celle de Terrebonne devrait être en mesure de respecter cette norme aux cours des deux prochaines semaines, alors que l'usine de Lachute est en voie d'atteindre cette norme, souligne le porte-parole.

Certains recycleurs sont pris au coeur d'une « tempête parfaite », selon Grégory Pratte. Le coût des assurances a augmenté significativement, de 100 000 $ à 1,2 million de dollars cette année, le prix du ballot a fortement descendu et certains recycleurs n'ont pas fait les investissements nécessaires, décrit-il.

Il estime que son entreprise a cependant fait les bons choix depuis 2008 en investissant afin d'augmenter la technologie de l'usine et c'est pour cette raison que les citoyens qui font du recyclage peuvent être rassurés sur le fait que leurs efforts ne seront pas vains.

Des contrats en bonne et due forme

La Ville de Rouyn-Noranda a un contrat en bonne et due forme avec l'entreprise Multitech, qui fait la collecte. Multitech, quant à elle, est liée avec Tricentris.

L'administration Dallaire possède un contrat pour son recyclage valide jusqu'en 2022, en plus de deux années d'option, au choix de la municipalité.

La coordonnatrice à la gestion des matières résiduelles à la Ville de Rouyn-Noranda, Marie-Josée Bart, mentionne que rien n'indique que les contrats pourraient être revus.

Ça se peut que ça rebondisse par rapport au coût de traitement, mais pour l'instant, nous n'avons pas d'indications en ce sens. Ce que l'on doit s'assurer, c'est que nos matières que nous mettons au recyclage soient triées et réutilisées, dit-elle.

MRCVO

Le contrat de la Vallée-de-l'Or est valide jusqu'en août 2020 et le préfet Martin Ferron précise que la MRC a l'intention de le renouveler.

Martin Ferron parle à un micro de journaliste.

Martin Ferron, maire de Malartic et nouveau préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

M. Ferron sait fort bien que le recyclage de ses concitoyens pourrait être victime de la crise du recyclage qui sévit actuellement, mais pour l'instant, il s'est dit rassuré par Tricentris.

Ils ne nous ont pas dit qu'ils avaient de la difficulté avec la vente des produits et nous on continue d'aller de l'avant, dit-il.

Le problème est que certaines usines ont besoin de meilleures technologies et ce n'est pas le cas de Tricentris, qui possède les installations les plus à jour en termes de technologies au Québec. Nous sommes chanceux de pouvoir faire affaire avec eux et ils n'ont pas de problématique d'envoi de matières trop contaminées dans d'autres pays, ajoute-t-il.

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Abitibi–Témiscamingue

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