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Des Coyotes aux allures de phénix

Un joueur de basketball s'apprête à tirer un lancer franc pendant un match des Coyotes de la Cité

Le joueur de basketball Salim Coulibaly est venu de la Côte d'Ivoire pour jouer avec les Coyotes de La Cité (archives).

Photo : Courtoisie / La Cité

Ismaël Sy

Seulement 7 victoires en 60 matchs répartis sur trois années scolaires, c'était le bilan de l'équipe de basketball du collège La Cité avant le début de la saison en cours. Ce qui était la risée du basketball collégial ontarien il n'y a pas si longtemps est aujourd'hui une équipe florissante et pleine de promesses.

Accueillant quelque 5000 étudiants, le collège La Cité se frotte plus souvent qu'autrement à des collèges avec une population étudiante 5 à 10 fois supérieure à la sienne. Cette statistique a longtemps été utilisée pour justifier les mauvais résultats des Coyotes, mais c'est maintenant chose du passé.

Je voulais changer cette culture-là, arrêter d'avoir le sentiment qu'on est plus petit et qu'on n'a pas les mêmes ressources. Ce ne sont pas des excuses. On veut quand même performer au plus haut niveau qu'on peut, explique David Touchette, le directeur des sports de La Cité.

Je suis très satisfait de la façon dont on a changé la mentalité. Avec ce qu'on fait en ce moment, de la façon dont tout le monde adhère à notre mentalité, je pense qu'on est dans la bonne direction, confie l'entraîneur-chef Manock Achuil Lual, qui en est à sa première saison à la barre de l'équipe.

Sous la gouverne de leur nouveau tacticien, les Coyotes sont méconnaissables et présentent une fiche de 6 victoires en 12 rencontres.

Nous avons tous la même philosophie et la même vision, donc ça a été facile de les garder disciplinés pour accomplir ce qu'on veut accomplir.

Manock Achuil Lual, entraîneur-chef, Coyotes de La Cité

On commence à gagner, mais on n'a toujours pas la reconnaissance qu'on devrait avoir. C'est frustrant maintenant, mais je crois qu'on utilise ça comme motivation et ça nous pousse à mieux jouer, assure Facinet-Bigus Bangoura, le deuxième meilleur marqueur de l'équipe.

Piger de l'autre côté de l'Atlantique

Les récents succès de l'équipe s'expliquent en partie par le fait que le collège recrute en Afrique. Implanté depuis près de quatre ans, le programme permet à l'équipe de compter sur cinq joueurs internationaux qui contribuent au succès de l'équipe cette saison.

On est en train de développer ce programme-là, mais on espère que ça va être quelque chose d'important pour nous. Si on peut avoir un ou deux joueurs africains élites qui se joignent à nous chaque année, ce serait l'idéal, affirme M. Touchette.

Le basket, c'est vraiment un sport international et ça apporte de la diversité culturelle, donc on apprend à mieux communiquer et ces joueurs apportent beaucoup de différences sportives, se réjouit Bangoura.

Signe que le recrutement s'avère payant, l'Ivoirien Salim Coulibaly vient tout juste d'être nommé joueur de la semaine de l'équipe.

Ça me donne le plaisir de travailler, de savoir que mes efforts ne sont pas en vain. Chaque jour que je vais au gym, chaque jour que je m'entraîne, les chutes que je prends par journée, ça paye, assure l'étudiant international.

Les Coyotes ont d'ailleurs terminé au troisième rang lors du tournoi du collège George Brown, l'un des tournois les plus compétitifs de la province, plus tôt ce mois-ci. Il semble que les phénix ne sont pas les seuls à pouvoir renaître de leurs cendres...

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