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Les parents de Laurence Vincent Lapointe impatients de connaître le sort de leur fille

Des personnes assises sur un canapé.

Les parents de Laurence Vincent Lapointe

Photo : Radio-Canada

Maude Montembeault

Les parents de la canoéiste trifluvienne Laurence Vincent Lapointe, suspendue pour dopage, brisent le silence dans l’attente d’une décision de la Fédération internationale de canoë (ICF). Leur fille, un des meilleurs espoirs de médaille aux Jeux olympiques de Tokyo, a fourni des échantillons révélant la présence de ligandrol à la fin juillet.

Tenus au silence depuis l’été, Nathalie Vincent et Guy Lapointe étaient soulagés de pouvoir raconter à Radio-Canada comment ils ont vécu les cinq derniers mois. La famille Vincent Lapointe s’est évadée en Floride après le battage médiatique qui a suivi l’annonce du test positif. Deux semaines qui étaient nécessaires et au cours desquelles les parents ont dû ramasser leur fille à la petite cuillère.

J’ai été bouleversé de voir mon enfant se faire attaquer comme ça sur la place publique.

Guy Lapointe, père de Laurence Vincent Lapointe

Une fois le choc passé, les parents ont trouvé une nouvelle quête : tout découvrir sur le ligandrol. Guy Lapointe a d’ailleurs révélé que ce sont quatre picogrammes par millilitre d'urine qui auraient été découverts dans le cas de sa fille. Il ajoute que les règles prévoient que peu importe la quantité, la seule présence de ligandrol entraîne une infraction.

« C’est un peu inhumain [...] activez-vous »

Les parents implorent l’ICF de rendre une décision cette semaine. Ils comprennent que la démarche doit être rigoureuse, mais dénoncent le manque d’humanisme derrière celle-ci.

Allez-y, ce n’est pas une décision d’affaires, c’est une personne. C’est un peu inhumain de lui étirer ça. Je dirais : activez-vous! Je veux la réponse demain!

Nathalie Vincent, mère de Laurence Vincent Lapointe

J’ai passé un automne épouvantable, ajoute madame Vincent. Je me sens tremblante en dedans tellement que je suis anxieuse, tellement j’ai hâte d’avoir la réponse.

Des personnes assises sur un canapé.

Nathalie Vincent et Guy Lapointe

Photo : Radio-Canada

Le délai de deux semaines écoulé

L’ICF devait initialement rendre son verdict le 8 janvier, mais a informé la championne du monde que deux semaines supplémentaires étaient nécessaires pour finaliser le dossier. Même si ce délai est maintenant écoulé, aucune décision n’a encore été prise. Le directeur des communications de l’ICF, Ross Solly, dit que toute la preuve soumise par l’avocat de Laurence Vincent-Lapointe est encore examinée.

Nous travaillons sur une affaire complexe, impliquant des témoins experts qui ont fourni des déclarations que nous devons vérifier. Cela prend plus de temps que prévu, mais nous voulons être rigoureux et équitables envers toutes les parties concernées.

Ross Solly, directeur des communications de l'ICF

L’ICF ne s’avance pas quant aux nouveaux délais à prévoir.

L’avocat de l’athlète toujours confiant

La patience de l’avocat de Laurence Vincent-Lapointe arrive à sa limite. Me Adam Klevinas considère que la décision devrait être facile à prendre. « On a soumis des preuves scientifiques, analytiques et des faits assez forts. Pour moi, la décision est assez claire. Il n’y a pas de faille dans notre preuve et dans notre défense. »

Si dans les prochains jours l’ICF n’a pas tranché, il entend prendre des recours, sans toutefois préciser lesquels.

Canoë Kayak Canada reste muette

La fédération nationale de canoë, pour sa part, maintient le silence jusqu’à la publication du jugement du comité antidopage de l’ICF. Laurence Vincent-Lapointe a quitté le Québec pour la Floride, où elle s’entraîne en solo. Elle ne peut pas bénéficier des conseils de ses entraîneurs ni du soutien de tous les experts qui accompagnent l’équipe nationale. Ses coéquipières sont également en Floride en camp d’entraînement depuis le 20 janvier.

Des personnes assises sur un canapé.

Les parents de la championne Laurence Vincent Lapointe

Photo : Radio-Canada

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Mauricie et Centre du Québec

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