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Quel avenir pour les librairies francophones de l'Ontario?

Une femme range des livres dans un rayon d'une librairie

Depuis 2009, plusieurs librairies francophones ont fermé leurs portes en Ontario.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il reste six librairies indépendantes dans la province et la survie de l'une d'entre elles est menacée à Toronto.

Depuis 2009, plusieurs librairies francophones ont fermé leurs portes en Ontario, dont le Grand ciel bleu et la Librairie du Centre à Sudbury, de même que la librairie Champlain et la Maison de la presse à Toronto.

Mosaïque, l’une des deux dernières librairies francophones de Toronto (avec le Children's French Books Corner, spécialisée dans la littérature pour enfants) pourrait bientôt mettre la clé sous la porte pour des raisons financières, ce qui porterait à cinq le nombre de commerces de livres en langue française dans toute la province.

Moins de deux semaines après l’imbroglio causé par la décision du retrait, puis le renforcement d’une partie de la collection de livres en français des bibliothèques de la ville, la question de l’accès des francophones à de la lecture dans leur langue se pose.

C’est toujours triste de voir des librairies francophones en difficulté que ce soit en Ontario ou au Québec, a réagi Omer Cantin, qui tient l'un des commerces restants, La Librairie Le Nord, à Hearst.

Ce dernier estime qu'une législation telle que la loi 51 sur les livres au Québec pourrait fortement aider le secteur francophone en Ontario. Celle-ci oblige notamment les conseils scolaires à s'approvisionner auprès des libraires locaux.

Les écoles sont une piste explorée par Happie Clara Testa, propriétaire de la librairie Mosaïque. Mais bien qu'elle ait obtenu un partenariat avec le Conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB), la libraire a confié que ces revenus ne suffisaient toujours pas.

Les difficultés des librairies franco-ontariennes

La situation des librairies en Ontario n’est pas rose, abonde Frédéric Brisson, directeur général du Regroupement des éditeurs franco-canadiens. Compte tenu qu’il y a une partie du lectorat qui s’approvisionne en dehors de la province, ça crée une pression, c’est certain.

Il demeure essentiel que les lecteurs demeurent sensibles aux nombreuses fonctions qui rendent les librairies “réelles”, ajoute-t-il.

C’est essentiel pour les éditeurs et pour les lecteurs de trouver des lieux vivants, colorés, avec des conseils avisés, et qui accueillent des événements. Tout cela ne peut pas avoir lieu dans les librairies en ligne.

Frédéric Brisson, directeur général du Regroupement des éditeurs franco-canadiens

Les tendances de lecture demeurent stables ces dernières années, relève M. Brisson. Mais les achats en ligne portent un coup au chiffre d'affaires des librairies.

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