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Des chalets pour les touristes d’Unamen Shipu

Les chalets d'Innuberge

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Laurence Royer

Le raccordement prochain de la communauté innue d’Unamen Shipu en Basse-Côte-Nord au réseau routier québécois stimule l'activité économique sur place. Mercredi, la communauté a inauguré la première installation d’hébergement touristique sur son territoire.

L’entreprise Innuberge a construit quatre chalets et un pavillon multifonctionnel qui servira aussi d’accueil.

Le projet suscite beaucoup d’espoirs quant aux de retombées économiques dans la communauté, d’autant plus que des forfaits touristiques sont offerts depuis cet été par Tourisme Winipeukut Nature.

Ces initiatives créent des emplois dans la communauté, affirme le directeur général de la Société de développement économique et touristique Mukutan, Lionel Hervieux. Cet été on a créé à peu près de 6 à 8 emplois et c’est sûr que l’année prochaine, si on augmente l’ampleur de notre projet, on va peut-être créer 15 emplois saisonniers.

L'intérieur d'un chalet d'Innuberge. Un poêle à bois, un divan et une table.

L'intérieur d'un chalet d'Innuberge

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

L’arrivée de la route 138

De plus, selon Lionel Hervieux, l’arrivée prochaine de la route 138 forcera la communauté à élargir son offre touristique.

C’est une priorité dans notre développement économique étant donné aussi la venue prochaine de la route 138. Il va falloir aussi se développer en tourisme.

Lionel Hervieux, directeur général de la Société de développement économique et touristique Mukutan

Pour la propriétaire de l’Innuberge, Dolorès Bellefleur, le succès de son entreprise dépendra entre autres de la route, qui améliorera l’accès à la communauté et donc augmentera le nombre de visiteurs de passage dans la région.

Culture et tourisme

Dolorès Bellefleur croit aussi que l’intérêt grandissant pour la culture innue entraîne une effervescence économique dans la communauté.

Depuis que j’ai fait construire les chalets, j’entends plein de monde dire qu’ils aimeraient aussi se partir quelque chose, dit-elle. Juste en voyant les chalets, on dirait que tout le monde a des idées. Je pense qu’il y a beaucoup de projets qui s’en viennent.

La propriétaire de l’Innuberge, Dolorès Bellefleur.

La propriétaire de l’Innuberge, Dolorès Bellefleur

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Au-delà des retombées économiques, un autre espoir se dessine pour la communauté d’un millier d’âmes. Le projet pourrait permettre de préserver la culture innue en la plaçant au cœur de l'offre touristique, affirme Edmond Mesténapéo, agent de développement pour la Société de développement économique et touristique Mukutan.

On parle notre langue couramment. On pratique toujours notre culture, notre chasse, notre pêche. On veut sauvegarder notre culture. Il faut que ça se garde.

Tourisme Winipeukut Nature développe présentement de nouveaux forfaits touristiques, notamment hivernaux.

De son côté, Dolorès Bellefleur pense déjà à améliorer son offre. Elle souhaite créer deux à trois emplois additionnels au sein de son entreprise. Elle prévoit aussi construire quatre nouveaux chalets d’ici les deux prochaines années.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle

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