•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La papetière Northern Pulp s’adresse aux tribunaux

Des panaches de vapeur sortent des cheminées de l'usine.

La papetière Northern Pulp, à Abercrombie, en Nouvelle-Écosse

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

La papetière Northern Pulp du comté de Pictou, en Nouvelle-Écosse, demande la révision judiciaire de la décision du ministère de l’Environnement de la province, qui avait exigé en décembre que l’entreprise produise une évaluation environnementale plus approfondie de son projet de nouvelle centrale de traitement de ses effluents.

Comme l’exige une loi provinciale adoptée en 2015, la papetière qui a ouvert ses portes en 1967 n’a plus le droit de déverser ses effluents dans l’estuaire de Boat Harbour, le site le plus contaminé de la Nouvelle-Écosse, après le 31 janvier 2020. L’usine sera donc placée en hibernation à compter de cette date.

Si elle désire être opérationnelle, la papetière Northern Pulp doit construire une nouvelle centrale de traitement de ses effluents. Elle souhaite construire une canalisation pour déverser ses effluents dans le détroit de Northumberland. Le 17 décembre, le ministre de l’Environnement de la Nouvelle-Écosse, Gordon Wilson, demandait un rapport d’évaluation environnementale. Le gouvernement a besoin, disait-il, de plus de renseignements scientifiques afin de déterminer les risques potentiels du projet pour l’air, l’eau, la faune marine et la santé humaine.

Dans un communiqué jeudi, la papetière Northern Pulp a indiqué qu’elle demandait à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse d’effectuer la révision judiciaire de l’annonce du 17 décembre par le ministre de l’Environnement.

Cette demande de révision judiciaire est faite par neuf personnes qui représentent l’industrie forestière ainsi qu’Unifor, le syndicat qui représente des salariés de l’usine.

Brian Baarda, le chef de la direction de Paper Excellence, l’entreprise à qui appartient la papetière Northern Pulp, dit que les intervenants espèrent que l’intervention du tribunal apportera de la transparence au processus décisionnel.

Incapable de faire approuver son projet de canalisation, la compagnie avait demandé plus de temps au gouvernement. Le 20 décembre, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, fermait définitivement la porte à un sursis. Il estimait que l’entreprise avait eu assez de cinq ans pour préparer sa sortie de Boat Harbour.

Manifestant avec une pancarte.

Des pêcheurs avaient manifesté le 23 février 2018 à Halifax contre le projet de centrale de traitement des eaux usées de la Northern Pulp.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

La papetière qui emploie environ 300 personnes dit avoir entrepris la mise en hibernation sécuritaire et respectueuse de l’environnement de ses installations. Les premiers licenciements auront lieu dès la semaine prochaine, dit l’entreprise.

Elle précise qu’environ 20 % de la main-d’oeuvre sera toujours employée le 1er février pour participer aux opérations visant à placer l’usine en hibernation. Un nombre restreint d’employés sera ensuite affecté à la maintenance et à la surveillance des installations.

Le gouvernement néo-écossais a annoncé un plan de transition de 50 millions de dollars pour aider les travailleurs de l’industrie forestière indirectement touchés par la fermeture de l’usine.

Malgré sa fermeture, la Northern Pulp a l’intention de produire l’étude environnementale approfondie que réclame la province. Elle a deux ans pour le faire.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !