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Uber espère offrir ses services dans les prochains jours à Vancouver

Le logo de Lyft et Uber sur le pare-brise d'un véhicule.

Lyft et Uber mettent en contact des automobilistes avec des passagers, à l’aide d’une application mobile.

Photo : Associated Press / Gene J. Puskar

Noémie Moukanda

Dans une décision très attendue, le Bureau des transports des passagers de la Colombie-Britannique donne son aval à Uber et à Lyft pour qu'elles offrent leurs services dans les régions du Grand Vancouver et de Whistler, alors qu'il décline les demandes de ReRyde Technologies et de Kater Technologies. 

Le porte-parole d'Uber, Michael van Hemmen a qualifié cette journée d' excellente. Il a déclaré espérer qu'Uber commence à offrir ses services dans les prochains jours à Vancouver.

La prochaine étape pour Uber et Lyft sera d'obtenir des assurances automobiles et de travailler avec les villes dans lesquelles elles vont exercer leurs activités pour respecter les règlements municipaux.

La ministre des Transports de la Colombie-Britannique a affirmé savoir que les habitants de la Colombie-Britannique demandent un tel service de transport depuis 2012. Et les deux dernières années, ajoute la ministre Claire Trevena, son ministère a travaillé fort pour élaborer un cadre législatif. Elle assure d’ailleurs que ce dernier est l’un des plus sûrs d’Amérique du Nord et met la sécurité des passagers au premier plan.

Le Bureau des transports, un organe indépendant, a reçu 29 demandes d'offre de services de transport et s'est prononcé sur 6 d'entre elles jusqu'à maintenant.

Claire Trevena devant un micro.

La ministre des Transports, Claire Trevena, estime que les libéraux de la Colombie-Britannique ont échoué à mettre en place le service de transport privé tel que Lyft et Uber.

Photo : Radio-Canada / MIKE MCARTHUR

Les décisions du conseil indiquent qu'il va surveiller de près la taille de la flotte ainsi que les prix minimaux pour éviter les effets potentiels sur la congestion routière et pour assurer un revenu adéquat aux chauffeurs, dit la province.

Nous continuerons de soutenir une industrie du transport de passagers qui amène les gens en toute sécurité là où ils doivent aller.

Claire Trevena, ministre des Transports de la Colombie-Britannique

Le Bureau des transports des passagers gardera l'oeil bien ouvert sur les revenus des chauffeurs de Lyft et Uber afin de s’assurer qu’ils sont payés justement, soutient également la ministre.

Un téléphone intelligent affichant l'application Uber, au-dessus d'une chaussée sur laquelle il est écrit : « TAXIS ».

Un téléphone intelligent affichant l'application Uber, au-dessus de l'inscription « TAXIS » appliquée sur la chaussée

Photo : Reuters / Hannah Mckay

Une étape franchie et d’autres à venir

La prochaine étape pour Uber et Lyft sera d'obtenir des assurances automobiles auprès de l'ICBC, la compagnie d'assurance provinciale, qui, selon la ministre des Transports, est prête avec ses produits. D'ailleurs l'ICBC a confirmé avoir préparé les documents en question et qu'il suffit à ces entreprises de confirmer l'autorisation du Bureau des transports des passagers pour que leur assurance entre en vigueur.

Par ailleurs, ces deux entreprises ont aussi besoin de permis municipaux pour leurs activités commerciales. Claire Trevena soutient que ces deux entreprises pourront fonctionner aussitôt qu’elles auront ces permis. Maintenant, tout ne tient qu’à elles.

Lyft a rapidement remercié le gouvernement et le Bureau des transports des passagers d'avoir mis en place une structure qui rend [leur pénétration sur le marché britanno-colombien] possible. Le directeur général de Lyft, Peter Lukomskyj, a déclaré ceci : Nous travaillons en étroite collaboration avec les municipalités pour nous assurer que nous avons nos permis commerciaux en place pour commencer à fonctionner.

Une fois que cette demande sera approuvée, Lyft annoncera quelle zone ses chauffeurs vont couvrir.

Peter Lukomskyj, directeur général de Lyft

De son côté, Uber Canada affirme avoir déjà un permis de la Ville de Vancouver et a contracté une assurance auprès de l'ICBC. La société espère se lancer bientôt et dit qu'elle recrute encore des conducteurs avec des permis de conduire de classe 4.

Uniformisation des licences

Un permis régional est en cours de création pour le Grand Vancouver en collaboration avec TransLink. Cette région compte 21 municipalités, mais l'accord régional signifierait que les entreprises n'auraient à obtenir qu'un seul permis commercial.

Le Conseil des maires de TransLink a déclaré qu'il espérait avoir un ensemble de règles provisoires pour ce permis régional en place d'ici la fin de janvier, avec un cadre complet avant la fin de l'année.

Une file de voitures sur une route en travaux.

Environ 70 % des déplacements se font encore en voiture dans le Grand Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Des laissés pour compte

Le Bureau des transports des passagers a reçu 29 demandes d’entreprises pour offrir des services de transports privés dont une douzaine concerne l'île de Vancouver. Deux entreprises seulement ont obtenu le feu vert. Toutefois, la ministre des Transports se veut rassurante.

Je pense donc que nous verrons au cours des jours et des semaines à venir l'approbation de nouvelles demandes pour le reste de la Colombie-Britannique.

Claire Trevena, ministre des Transports de la Colombie-Britannique

Néanmoins, la compagnie ReRyde, dont le siège est à Richmond, a exprimé sa déception de voir une entreprise locale exclue de ce marché. Jamil Chaudhry, le directeur des opérations de Reryde Canada, dit ne pas être d’accord avec le Bureau des transports des passagers lorsqu’il estime que la société « ne parvient pas à démontrer une compréhension globale des activités de transport de passagers dans cette province. »

Je ne sais pas ce qui justifie leur décision.

Jamil Chaudhry, directeur des opérations de ReRyde Canada

L’organe indépendant a aussi soulevé des préoccupations au sujet de la capacité de gestion de ReRyde.

La demande de Kater, qui ciblait le marché de l'intérieur de la province, a aussi été rejetée. Son plan d'affaires n'a pas été jugé suffisant par le Bureau pour fournir un service aux personnes en Colombie-Britannique, et ses prévisions de revenus n'étaient pas adéquates. Et sur cette décision, le conseil d'administration a décidé qu'il n'allait pas aller de l'avant, a expliqué Claire Trevena au sujet de la décision du Bureau des transports des passagers. 

Nous sommes très déçus qu’une entreprise de Vancouver, qui a localement créé la technologie pour offrir un service tant désiré à travers la province, ait été rejetée.

Corrie Larson, porte-parole de Kater

Certains secteurs de la Colombie-Britannique devront donc s'armer de patience en attendant d'avoir accès à ce type de service de transport.

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Colombie-Britannique et Yukon

Transports