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Blizzard à T.-N.-L. : des entreprises craignent l’impact de l’état d’urgence

Todd Perrin dans son restaurant.

Todd Perrin, le propriétaire du restaurant Mallard Cottage, une des entreprises fermées à Saint-Jean, T.-N.-L., depuis jeudi dernier en raison de l'état d'urgence.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Une semaine après qu’un blizzard historique a frappé Saint-Jean, Terre-Neuve, des propriétaires d’entreprises commencent à craindre l’impact économique de l’état d’urgence toujours en vigueur.

Le mois de janvier est déjà le moment de l'année le plus tranquille pour Todd Perrin, propriétaire du restaurant Mallard Cottage.

Nous fonctionnons déjà à perte pendant l’hiver, donc ce genre de situation nous cause des problèmes.

Todd Perrin, propriétaire, restaurant Mallard Cottage

À cause de l'état d'urgence, personne n'a mangé à son établissement depuis jeudi dernier. Sans clients et sans revenus, il n'a pas les moyens de payer son personnel.

Je paie mes employés avec l’argent que mes clients dépensent. Quand je n’ai pas de clients, je n’ai pas les moyens de payer mes employés, explique-t-il.

Une marge de crédit pour payer ses effectifs

Jerome Terry, propriétaire du garage Autocare, à Mount Pearl, a décidé de se procurer une marge de crédit pour offrir un salaire à ses employés. Ses revenus ont chuté de 90 % depuis le début de l'état d'urgence.

Jerome Terry devant son garage.

Jerome Terry, propriétaire du garage Autocare, s'est procuré une marge de crédit pour payer ses employés pendant l'état d'urgence.

Photo : CBC / Bruce Tilley

On a interdit aux automobilistes de circuler, sauf dans certains cas, explique-t-il. Certains clients n’ont pas encore déneigé leur voiture. Mais il veut que ses trois mécaniciens puissent payer leurs factures.

Mes employés ont besoin d’être payés. Ils dépendent de cet argent pour payer leur hypothèque, pour payer leur nourriture, pour leurs enfants, dit-il. Peu importe s’il y a un blizzard, ils ont besoin de cet argent.

Peu à peu, la Ville de Saint-Jean lève les restrictions. Toutes les cliniques de santé et les cliniques vétérinaires étaient ouvertes jeudi. Les pharmacies et les supermarchés sont ouverts depuis plusieurs jours. La majorité des rues principales sont déneigées.

Mais la grande majorité des commerces resteront fermés jusqu'à samedi matin, quand l’état d’urgence pourrait être levé, selon le maire de Saint-Jean, Danny Breen.

L’économie de toute la ville a été touchée. Il y a tellement de gens qui n’ont pas gagné un seul sou cette semaine, constate-t-il. Je ne pense pas que les entreprises vont fermer. Mais il va falloir prendre des décisions difficiles.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, a dit jeudi après-midi que la province est en pourparlers avec Ottawa pour voir si le programme fédéral d’assurance-emploi pourrait être modifié afin de donner un répit aux Terre-Neuviens ayant manqué le travail à cause de l’état d’urgence.

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