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L'accès à la propriété plus difficile à Toronto qu'à Londres et à San Francisco

Toronto avec une grande grue.

Toronto serait le deuxième marché mondial parmi les plus susceptibles de faire face à des enjeux de bulle immobilière.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Francis Beaudry

Un rapport produit par la firme de consultants en aménagement du territoire Demographia dresse un bilan sombre de l’accessibilité à la propriété à Toronto. La firme note que depuis au moins cinq ans, les propriétés sont de moins en moins accessibles dans la Ville Reine.

Les villes de Toronto, de Vancouver, de Montréal, de Calgary, d'Ottawa-Gatineau et d'Edmonton font partie du palmarès, qui exclut cependant l’Inde, la Chine continentale et plusieurs pays d’Europe.

La firme utilise un indice appelé médian multiple, qui est établi en fonction du salaire moyen et du prix moyen des maisons pour dresser un portrait des marchés les plus accessibles et ceux dans lesquels il est plus difficile d’avoir accès à la propriété. Un médian multiple plus élevé signifie des propriétés moins accessibles.

Un graphique comparant les données d'accès à l'immobilier de Toronto, de San Francisco et de Londres.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les villes de Toronto, de San Francisco et de Londres comparées selon leur médian moyen et leur rang au classement.

Photo : Radio-Canada / Camil Gauthier

Selon le rapport, Toronto serait le deuxième marché mondial parmi ceux qui risquent le plus de subir les effets d'une bulle immobilière.

Si la taxe imposée aux acheteurs étrangers en 2017 a stabilisé le prix des propriétés les plus chères dans la Ville Reine, le rapport note une détérioration de l’accessibilité des propriétés dont le prix se situe dans la moyenne du marché immobilier torontois.

Cette situation s’expliquerait, selon l'étude, par des politiques restrictives en matière de permis de construction, notamment le plan de croissance urbaine et la ceinture de verdure autour de la ville.

Cette ceinture de verdure a été établie en 2005 afin de mettre un terme à l'étalement urbain.

Vancouver tout juste après Hong Kong

Les autres grandes villes canadiennes sont aussi représentées dans le palmarès. Vancouver demeure la reine incontestée du logement inaccessible au Canada. Elle se place deuxième au palmarès, derrière Hong Kong, avec un médian multiple de 11,9 en 2019.

Le rapport explique la situation par le manque de logements abordables dans la ville et les politiques de restriction au développement immobilier.

Où se classent les autres grandes villes canadiennes?

  • Montréal : 35e rang avec un médian multiple de 4,7
  • Ottawa-Gatineau : 53e rang avec un médian multiple de 4,1
  • Calgary : 62e rang avec un médian multiple de 3,9
  • Edmonton : 67e rang avec un médian multiple de 3,8

Les marchés canadiens restent malgré tout plutôt abordables. Parmi les pays étudiés par Demographia, seuls les États-Unis ont été identifiés comme ayant un marché immobilier plus accessible que le Canada.

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