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Les retraités du Groupe Capitales Médias déboutés

Le Groupe Capitales Médias publie le quotidien Le Soleil.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Jean-François Nadeau
Mis à jour le 

La Cour d'appel refuse d'entendre la requête des retraités du Groupe Capitales Médias (GCM) qui s'opposaient à certains éléments du plan de relance des quotidiens.

Les retraités du Soleil, du Quotidien, du Nouvelliste et de La Voix de l'Est demandaient à la Cour d'appel de modifier le plan de relance approuvé par la Cour supérieure.

Les retraités de GCM s'étaient ouvertement opposés au plan de restructuration, puisqu'ils y perdaient entre 25 et 30 % de leurs revenus, en plus de leur accès au régime d'assurances.

Une clause du plan de relance, qui empêchait les retraités d'intenter des poursuites dans l'espoir de récupérer leur manque à gagner, était aussi contestée.

Dans la décision de la Cour d'appel, on peut lire que les retraités estimaient notamment que le juge de première instance a fait fi des obligations qui lui incombaient de s'assurer que les restrictions imposées par le plan ne sont pas contraires à l'ordre public et qu'elles sont justes et raisonnables.

Le juge de la Cour d'appel Jacques J. Lévesque évalue plutôt que « le juge Dumais a judicieusement, raisonnablement et sensiblement exercé la discrétion qui était la sienne d'homologuer le plan, qu'il a bien considéré les enjeux [...] et que les reproches qu'on lui impute n'ont guère de fondement. »

Déception

Le porte-parole des retraités et ancien journaliste au Soleil, Pierre Pelchat, affirme que les retraités sont déçus.

C'est une grande déception. Les gens misaient beaucoup là-dessus. On va lire attentivement la décision et tenter d'analyser ses impacts. On verra ensuite ce qu'on peut faire, mentionne-t-il.

Le directeur général de la nouvelle Coopérative CN2I, qui mettra en oeuvre le plan de relance , est satisfait de la décision. Il dit toutefois comprendre la réaction des retraités.

Personne ne peut se réjouir que les retraités et les employés actifs aient à consacrer autant dans cette aventure. C'est lié non pas au plan de relance, mais aux difficultés financières de Groupe Capitales Médias, explique Stéphane Lavallée.

Le directeur général de la nouvelle Coopérative CN2I, Stéphane Lavallée, dans les bureaux du « Soleil », à Québec.

Le directeur général de la nouvelle Coopérative CN2I, Stéphane Lavallée

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Protection des pensions réclamée

Par ailleurs, Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) réclament que le gouvernement du Québec mette en place un régime d'assurance pension québécois inspiré d'un programme similaire existant en Ontario.

« Ça fonctionne en Ontario, ç'a résisté à des gouvernements hyper de droite comme celui de Doug Ford. Inutile de dire que ce n'est pas considéré comme une mesure communiste. C'est une mesure qui permet aux retraités, en cas de coup dur, de garder la tête en dehors de l'eau », affirme le député de Rosemont, Vincent Marissal.

Le PQ et QS réclament aussi que Power Corporation Canada protège les retraites des anciens employés du Groupe Capitales Médias, comme il l'a fait pour les employés de La Presse.

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, va plus loin.

On demande une enquête de Retraite Québec sur ce qui est advenu de la question des retraités lors de la transaction de 2015 entre Power Corporation et Groupe Capitales Médias, lance-t-il.

Le déficit actuariel de la caisse de retraite de GCM s'élevait, le 19 août 2019, à 65 millions de dollars.

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