•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Compensations : la Ville offre des « peanuts » aux commerçants de la route de l’Église

De la machinerie lourde dans un chantier de construction en été.

Les commerçants de la route de l'Église estiment que les compensations offertes par la Ville de Québec ne sont pas assez élevées.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Louis Gagné

Les commerçants de la route de l’Église jugent nettement insuffisant le programme mis sur pied par la Ville de Québec pour compenser les pertes encourues lors des travaux de réfection réalisés l’an dernier.

On propose des montants qui sont nullement satisfaisants et, excusez-moi l’expression, mais qui sont des peanuts quand on pense à l’impact important [des travaux] sur les commerçants, déplore la présidente de Club Voyages Alfa, France Anctil.

À l’instar de nombreux autres commerçants de la route de l’Église, elle a assisté mercredi soir à une rencontre d’information sur le programme de compensation qui était organisée par la Ville de Québec.

France Anctil en entrevue à Radio-Canada dans les locaux de Club Voyages Alfa

France Anctil s'est rendue à une rencontre organisée par la Ville mercredi soir.

Photo : Radio-Canada

Selon Mme Anctil, l'insatisfaction était généralisée au sein de la communauté d’affaires de l’artère du secteur Sainte-Foy.

La volonté que j’ai ressentie et que des collègues ont, c’est que la Ville s’organise [...] pour payer le moins cher possible. C’est clairement la perception qui s’est dégagée hier [mercredi].

France Anctil, présidente, Club Voyages Alfa

Les commerçants de la route de l’Église pourront recevoir un dédommagement pour une perte de bénéfice brut supérieure à 15 %.

Le montant maximum auquel ils ont droit s'élève à 30 000 $.

Programme incomplet

Le directeur général du restaurant Portofino, Bertrand de Lépinay, estime que le programme de compensation ne tient pas compte de certaines pertes et difficultés rencontrées par les commerçants durant les travaux de réfection.

Bertrand de Lépinay prend la parole lors d’une séance d’information organisée par la Ville de Québec.

Bertrand de Lépinay (à droite), directeur général du restaurant Portofino

Photo : Radio-Canada

On a travaillé fort durant l’été, on a perdu des employés, on a dû laisser aller des cuisiniers. Il y a plein de choses qui se rattachent à ça qui ne sont pas quantifiables et vérifiables dans le 15 % de revenus bruts, confie le restaurateur en entrevue à l’émission Première heure avec Olivier Lemieux.

Il dénonce également la complexité et les coûts des démarches administratives exigées par la Ville pour obtenir une compensation.

Les demandeurs doivent notamment soumettre des résultats financiers approuvés par un comptable agréé.

Des commerçants écoutent un intervenant de la Ville de Québec lors d’une séance d’information.

La rencontre d’information à l’intention des commerçants de la route de l’Église s’est déroulée mercredi soir.

Photo : Radio-Canada

Ces démarches sont coûteuses et ne sont pas à la portée de tous les commerçants, fait valoir M. de Lépinay.

Découragement

La propriétaire du Crackpot Café, Geneviève Bolduc Duval, est découragée devant l’ampleur de la tâche. Elle entend réclamer uniquement l’avance de 5000 $ offerte par la Ville et dont l’obtention est plus simple.

Je réalise [...] que ça va être facile pour moi d'aller chercher mon 5000 $, mais que pour le reste, je ne ferai probablement même pas les démarches parce que ça va être beaucoup trop coûteux, beaucoup trop compliqué pour moi, a lancé la femme d’affaires lors de la rencontre de mercredi soir.

D'autres travaux sont à prévoir dans le secteur à l'été 2020, notamment pour effectuer la finition du projet avec les trottoirs et la piste cyclable du côté ouest.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Québec

Commerce