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Donald Trump approuve la construction de Keystone XL sur les terres fédérales

Les tuyaux d'un oléoduc, empilés les uns sur les autres.

Les États-Unis produisent 12,2 millions de barils de pétrole brut par jour en moyenne.

Photo : Getty Images / Andrew Burton

Radio-Canada

L’administration Trump a approuvé mercredi la construction du pipeline Keystone XL sur l’ensemble des terres fédérales. La compagnie TC Energy, responsable du projet, espère ainsi commencer la construction de l’oléoduc dans les prochains mois, mais risque de faire face à plus d’obstacles juridiques.

Cette approbation, signée par le secrétaire à l'Intérieur américain, David Bernhardt, inclut les 74 km du tracé qui se trouvent sur des terres fédérales contrôlées par le Bureau de l’aménagement du territoire et le Corps des ingénieurs de l'armée américaine au Montana.

Le reste du trajet passe sur des terres privées pour lesquelles TC Energy, anciennement connue sous le nom Trans Canada, essaie d’obtenir les autorisations de passage.

C’est une bonne nouvelle qui nous amène un peu plus près de la réalisation de ce projet, nous donnant ainsi une sécurité énergétique et des emplois pour le Montana, affirme le sénateur du Montana, Steve Daines.

Soumise initialement en 2008, cette étape de développement de l’oléoduc Keystone a été retardée par de nombreuses actions en justice avant que le président Donald Trump ne ravive le projet, que l’ancien président Obama avait rejeté.

Inquiétudes environnementales

Les opposants à Keystone XL s’inquiètent de la possibilité d’un déversement de pétrole le long de son tracé, qui traverse le fleuve Missouri, au Montana, et du fait qu’une production accrue des sables bitumineux accentue les changements climatiques.

Après avoir intenté une action pour annuler le permis de construction accordé par Donald Trump, l’avocat qui représente le Réseau autochtone sur l'environnement, Steve Volker, a déclaré vouloir requérir l’aide d’un juge pour obtenir une ordonnance bloquant l’approbation donnée mercredi.

Nous savons que le permis du président était inconstitutionnel et nous sommes persuadés que la Cour fédérale rejettera cette approbation, affirme-t-il.

Le secrétaire adjoint à l’Intérieur américain, Casey Hammond, soutient que les responsables du département et d’autres agences gouvernementales ont réalisé un examen approfondi des effets potentiels de l’oléoduc sur l’environnement. Il précise que TC Energy a fourni des plans d’intervention détaillés en cas de déversement.

Nous sommes satisfaits des analyses qui ont été faites.

Casey Hammond, secrétaire adjoint au département de l’Intérieur des États-Unis
Une carte du sud du Canada et des États-Unis montre les deux tracés.

En vert, le tracé proposé pour le nouveau pipeline Keystone XL, qui relierait l'Alberta au golfe du Mexique, et en gris, le tracé du pipeline Keystone existant.

Photo : Radio-Canada

Évalué à 8 milliards de dollars, le pipeline Keystone XL devrait s’étendre sur près de 1900 km, soit de Hardisty, près d'Edmonton, en Alberta, jusqu'à Steele City, au Nebraska.

L’oléoduc traverserait le Montana et le Dakota du Sud et pourrait, à terme, transporter jusqu'à 830 000 barils de pétrole brut par jour. Il serait alors raccordé au pipeline Keystone original, qui, lui, descend déjà jusqu'à la côte du golfe du Mexique vers les raffineries texanes.

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