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L'Ontario n'épargnerait pas d'argent avec des cours en ligne, prévient un expert

Une jeune fille regarde un ordinateur dans une classe.

Les cours en ligne peuvent aider à l'apprentissage des élèves, selon un expert.

Photo : Radio-Canada / Lien Yeung

Radio-Canada

Les deux cours en ligne obligatoires que le gouvernement de Doug Ford veut implanter au secondaire pourraient avoir des effets positifs sur l'apprentissage des élèves, selon des experts, qui préviennent toutefois que la province se leurre si elle pense ainsi faire des économies.

La Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) dénonce le plan du gouvernement d'imposer des cours en ligne, affirmant que rien ne vaut le contact direct entre enseignant et élève.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a donné peu de détails sur cette nouvelle forme d'apprentissage, à part de dire que la cohorte qui obtiendra son diplôme en 2023-2024 sera la première à être touchée et que les cours offerts iraient de la biologie (11e année) à la gestion de données (12e année).

Selon le professeur Michael Barbour de l'établissement Touro University California, cette guerre des mots entre le gouvernement et les enseignants cache les bénéfices possibles des cours en ligne.

Il ajoute toutefois que pour que le projet devienne réalité, le gouvernement devra dépenser « beaucoup d'argent », que ce soit pour acheter de l'équipement informatique ou embaucher des enseignants en appui. C'est sans parler, dit-il, de la nécessité d'améliorer le service Internet dans les régions.

Si le gouvernement fait ça, parce qu'il pense sauver de l'argent, il se met un doigt dans l'oeil.

Michael Barbour, professeur à la Touro University California

L'exemple de l'Alabama

Le président de la FEESO, Harvey Bischof, a cité l'exemple de l'Alabama pour dénigrer les cours en ligne, affirmant que le cas de cet État américain montrait que ce type de cours n'était « pas constructif pour nombre de nos élèves ».

Larry Raines, coordinateur pour le département de l'Éducation de l'Alabama, réfute cette affirmation. Il raconte que le nombre d'élèves inscrits à un cour en ligne est passé de 300 à plus de 27 000 depuis l'implantation de ce système optionnel en 2006.

On ne cherche pas à remplacer les enseignants. En fait, on emploie près de 1000 enseignants un peu partout dans l'État.

Larry Raines, coordinateur au département de l'Éducation de l'Alabama

Selon une étude menée par l'Université Harvard en 2014 sur les cours en ligne offerts en Floride, cette forme d'apprentissage n'avait pas d'effet négatif sur les élèves.

En revanche, l'Institut Virtual Learning Research du Michigan concluait dans une étude réalisée en 2018 que l'apprentissage en ligne pénalisait les élèves moins nantis.

En Ontario, l'attachée du ministère de l'Éducation Alexandra Adamo affirme que la province cherche à « bâtir un système d'apprentissage en ligne de calibre international pour renforcer les aptitudes des élèves de l'Ontario dans une économie moderne ».

Mme Adamo indique que le coût de l'initiative n'a pas encore été chiffré.

Avec les informations de CBC News

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