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Le boom de la construction attire les travailleurs en Colombie-Britannique

Des ouvriers de Fortis BC, devant de l'équipement lourd, à Vancouver.

En 2019, le nombre d’entreprises en construction est passé de 24 000 à 25 700, selon Chris Atchison, président de BCCA.

Photo : Radio-Canada / Jon Hernandez

Claudia Cantin

Le secteur de la construction se porte bien en Colombie-Britannique. Cette industrie attire des travailleurs de partout au Canada avec plus de 115 milliards de dollars de chantiers en cours, comme celui de l'usine de gaz naturel liquéfié à Kitimat, dans le nord de la province.

L'année dernière, le nombre d’entreprises en construction est passé de 24 000 à 25 700, selon Chris Atchison, président de l'Association de la construction de la Colombie-Britannique (BCCA).

Attirer des travailleurs

Selon M Atchison, l’Association a lancé un nouveau programme qui permet de repérer les nouveaux arrivants en route vers le Canada qui ont de l'expérience et de l'intérêt pour l'industrie de la construction. « Nous leur donnons tous les types d'informations sur le marché du travail au sujet des projets de construction dans les régions de la Colombie-Britannique », explique-t-il.

Louis Tremblay, entrepreneur et gestionnaire de la communauté web Construction jobs in Vancouver, qui compte 3100 membres et touche 4000 personnes, affirme avoir observé une hausse de travailleurs des autres provinces.

« On a vu une petite augmentation récemment, dit-il. Le taux de membres qui viennent des autres provinces a augmenté en moyenne de 5 à 6 %. »

Dans l'ordre, les gens venant d’ailleurs au Canada étaient de Toronto, de Winnipeg, de Calgary et de Montréal, précise M. Tremblay.

D'après lui, la plupart d'entre eux n’arrivent pas avec un contrat de travail, ils cherchent souvent un emploi après s'être installés en Colombie-Britannique.

Des travailleurs du Québec

Il y a, par contre, des exceptions comme celle du ferblantier Guillaume Le Goff, qu'un emploi attendait à son arrivée à Vancouver.

Plan rapproché de Guillaume Le Goff qui parle.

Guillaume Le Goff est ferblantier à Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Il a travaillé pendant quatre ans dans le domaine de la construction à Montréal comme spécialiste des feuilles de métal : « C’est le désir de l’aventure, mais, surtout, un Québécois sur le groupe ferblantier du Québec a dit qu’ils embauchaient à Vancouver et que c’était en pleine expansion. »

Louis Gosselin, directeur des opérations de GeoScan à Victoria, habite en Colombie-Britannique depuis 20 ans. Il explique que c’est le travail qui l’a amené à s'y installer.

« Il y a 20 ans, quelqu’un pouvait venir en Colombie-Britannique, apprendre sur le chantier et être certifié, déclare-t-il. Mon expérience du terrain m’a permis d’avoir le poste que j’ai aujourd’hui et je ne sais pas si ça aurait été possible au Québec. »

De saisonnier à annuel

Quand Guillaume Le Goff compare les conditions de travail entre le Québec et la Colombie-Britannique, la météo occupe une place importante.

Ici, il y a moins le stress de la période creuse comme au Québec. Ça se ressent même jusqu’au chantier de construction, tout le monde est moins stressé.

Guillaume Le Goff

« La météo amène ici une certaine stabilité, c’est sûr », dit-il.

Il est capable de travailler à temps plein toute l'année et n’a jamais manqué de travail depuis son arrivée, au mois de mai 2019.

Il apprécie l’ambiance sur le chantier où il travaille, car il trouve que c’est un environnement amical et multiculturel.

Trois ouvriers travaillent sur un étage élevé dénudé de murs d'un immeuble en construction situé sur la rue Georgia au centre-ville de Vancouver.

Des ouvriers travaillent sur un chantier de construction au centre-ville de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Philippe Moulier

Louis Gosselin ne manque pas d'ouvrage non plus et travaille également toute l’année et à temps plein.

« J’ai un salaire annuel avec la flexibilité de changer mes heures, avec une belle culture d’entreprise et une belle confiance entre employeurs et employés », confie-t-il.

Il travaille dans une petite entreprise. Cela a un effet positif sur la communication, dit-il, pour monter les échelons et s'assurer d'une éthique de travail.

Par ailleurs, selon un sondage de True North Labour, 92 % des compagnies en construction de Colombie-Britannique ont moins de 20 employés.

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Colombie-Britannique et Yukon

Industrie de la construction