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Les retraités de La Tribune ne combleront pas la perte de leurs assurances collectives

Deux éditions de La Tribune datées du 23 décembre et du 24 décembre.

Les retraités de La Tribune se sont réunis, mercredi, pour statuer si un plan compensatoire était possible pour pallier la perte de leurs assurances collectives.

Photo : Radio-Canada / Charles Beaudoin

John Sébastien Naïs

Les retraités de La Tribune se sont réunis, mercredi, pour statuer si un plan compensatoire était possible pour pallier la perte de leurs assurances collectives, effective depuis le 31 décembre dernier. Les coûts des assurances étant trop élevés, les retraités ont décidé de ne pas les remplacer.

Trois scénarios ont été soumis aux retraités lors de la rencontre de mercredi, mais aucun d’eux n’a été retenu, explique Jeannot Bernier, président de l’Association des retraités de La Tribune, lors d’une entrevue avec Radio-Canada.

C’est définitif. Côté assurances, les gens qui voudront en obtenir une devront y aller de manière individuelle, explique M. Bernier.

Pour la centaine de retraités du quotidien sherbrookois, la disparition de leurs assurances collectives s’ajoute aux pertes déjà encourues dans leurs régimes de retraite, qui se situent autour de 27 %.

Encore une fois, ce ne sont pas de bonnes nouvelles pour nous.

Jeannot Bernier, président de l’Association des retraités de La Tribune

On ne peut pas chiffrer individuellement ni collectivement la perte [de nos assurances collectives], mais ce sont des pertes très importantes, regrette-t-il.

« Je trouve ça terrible »

Pour François Gougeon, journaliste retraité de La Tribune depuis 2015, une assurance collective pour ses dépenses de santé, excluant les médicaments, se situerait aux alentours de 4500 $ par année.

Il est estimé que le coût de remplacement, ça représente environ 85 000 $ de l’âge de 65 ans jusqu’au décès. Si on ajoute ça aux coupures d’environ 30 % [des rentes de retraite] et qu’on n'a plus d’assurance vie, je trouve ça terrible, s’insurge François Gougeon.

Ce dernier dit que les retraités n’avaient pas envisagé le montant qu'ils auraient à payer pour tenter de remplacer leurs assurances.

Ça nous démontre clairement qu’on ne peut pas remplacer, de manière individuelle, ce qu’on avait comme assurance collective autrefois, soupire-t-il.

Il y a quelques années, l’entreprise était encore solide. On ne s’attendait pas à ce que ça fasse faillite. Je n’avais pas d’assurance. À 66 ans, penser aller en chercher une, on oublie ça, continue M. Gougeon.

On sera aux crochets de l’État en vieillissant. C’est aussi simple que ça. On a payé de l’impôt toute notre vie. L’État nous prendra en charge.

François Gougeon, journaliste retraité de La Tribune depuis 2015

De son côté, Michel Fournier, un autre retraité de La Tribune dit qu’il a l’impression de s’être fait flouer par le groupe Power Corporation, l’ancien propriétaire du journal.

Par ailleurs, en décembre dernier, Mario Goupil, également retraité du quotidien, avait invité les retraités et employés actuels des six journaux de Groupe Capitales Médias (GCM) à faire front commun.

M. Goupil exige des comptes aux frères Paul Jr et André Desmarais, de Power Corporation qu'il identifie comme seuls responsables de la déconfiture du régime de retraite qui affecte quelque 900 personnes.

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