•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Coronavirus : le BCCDC veut rassurer les Britanno-Colombiens

Une rue avec des magasins chinois et des gens qui marchent.

Les gens rencontrés dans le quartier chinois de Vancouver ne sont pas très inquiets de la propagation du coronavirus malgré le Nouvel An lunaire qui approche.

Photo : Radio-Canada

Noémie Moukanda

Le Centre de contrôle des maladies infectieuses de la Colombie-Britannique (BCCDC) estime que les risques de contagion au nouveau coronavirus sont faibles pour la population, bien qu’il prône une extrême vigilance tant de la part des Britanno-Colombiens que des professionnels de la santé.

Le risque d'infection au coronavirus est extrêmement faible pour les Britanno-Colombiens en ce moment, explique la docteure Eleni Galanis, médecin épidémiologiste au BCCDC.

Le risque d'infections causées par d'autres virus telle l'influenza est plus élevé.

Dre Eleni Galanis, médecin épidémiologiste au BCCDC

Néanmoins, le coronavirus inquiète particulièrement sur la scène internationale. D’ailleurs l’Organisation mondiale de la santé a préféré s’accorder un jour supplémentaire avant de décider s’il est opportun de déclarer une urgence sanitaire de portée internationale. Le médecin épidémiologiste du BCCDC, Danuta Skowronski, estime que l’OMS adopte une approche appropriée et qu’on doit leur donner du temps.

Danuta Skowronski donne une entrevue.

La Dre Danuta Skowronski est responsable de l'épidémiologie de la grippe et des pathogènes respiratoires émergents auprès du BCCDC.

Photo : Radio-Canada

Danuta Skowronski salue aussi la décision de la Chine de restreindre les transports à Wuhan, ville où cette nouvelle forme de coronavirus a éclos.

Nous devons remercier la Chine de prendre cette décision de notre part.

Dre Danuta Skowronski, médecin épidémiologiste au BCCDC

Parer à toute éventualité

Comme il vaut mieux prévenir que guérir, les autorités sanitaires provinciales se préparent toutefois à l’éventualité où le coronavirus ferait son entrée en Colombie-Britannique. Un résident de Seattle, dans l’État voisin de Washington, a été diagnostiqué porteur de ce virus respiratoire.

Par contre, cette préparation est similaire à celle qui est faite pour l’introduction, l’émergence de n’importe quelle autre maladie infectieuse, souligne la docteure Galanis.

Eleni Galanis donne une entrevue

Eleni Galanis, médecin épidémiologiste au BCCDC

Photo : Radio-Canada

On a une vigilance accrue pour de potentiels cas de gens qui sont infectés et qui voyageraient depuis l'épicentre de l'épidémie

Dre Eleni Galanis, médecin épidémiologiste au BCCDC

Ce qui signifie que le BCCDC prête une attention particulière aux personnes atteintes d’une maladie respiratoire grave.

En outre, un test de diagnostic existe maintenant au Canada. La docteure Eleni Galanis explique que les spécimens qui proviennent de patients doivent être acheminés au laboratoire de santé publique de la Colombie-Britannique, ici au BCCDC.

Ils seront testés non seulement pour le nouveau coronavirus, mais aussi pour tous les autres virus et bactéries qui peuvent causer des symptômes respiratoires. À cette période de l’année, l’influenza et les virus qui causent d’autres grippes et le rhume sont très communs.

Les masques sont inutiles

Les épidémiologistes de la province rappellent par ailleurs qu’ils ne recommandent pas à la population de porter des masques pour se protéger contre les virus respiratoires. Il n’existe aucune preuve de leur efficacité dans ce contexte, ajoute la Dre Galanis.

Un homme portant un masque respiratoire fait un égoportrait à Shanghai.

Les stocks de masques respiratoires sont épuisés dans de nombreuses pharmacies, à Shanghai comme ailleurs en Chine et en Asie.

Photo : Getty Images / AFP / Hector Retamal

Le seul moment où nous recommandons les masques, c’est quand une personne qui a une maladie respiratoire rentre dans un hôpital et qu’il y a un risque qu’elle infecte d’autres et propage le virus.

Dre Eleni Galanis, médecin épidémiologiste au BCCDC

Se ruer vers ces masques à des fins de protection personnelle aurait pour seul effet d’épuiser un équipement qui pourrait être utile dans des cas où il est nécessaire, affirme la médecin épidémiologiste.

Le BCCDC demeure vigilant et demande à toute personne qui présenterait des symptômes du coronavirus après un voyage dans la zone touchée, de rapporter son état aux autorités sanitaires en appelant le 811.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Santé publique