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Projet de mine Frontier : manifestations à Calgary et Edmonton

Des manifestants tiennent des pancartes avec des messages en anglais s'opposant à la mine Frontier.

Environ 25 manifestants ont répondu présent à l'appel d'Extinction Rébellion à Calgary, pour venir dire leur opposition au projet de mine Frontier. Ils étaient une centaine à Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Julie Préjet

Radio-Canada

Des dizaines de personnes se sont rassemblées devant les bureaux de Teck Resources à Calgary, et dans le bâtiment gouvernemental Place Canada, à Edmonton pour montrer leur opposition au méga projet de mine Frontier, près de Fort McMurray.

À Calgary, ils ont été accueillis par des contre-manifestants pro-pétrole. D’un côté, les opposants au projet, rassemblés à l’appel d’Extinction Rebellion, scandaient Enterrez le projet Teck!, de l’autre les partisans de la mine, sous la bannière d’Action Canada, leur répondaient Construisez ce projet!. Une joute verbale qui s’est faite de façon pacifique, comme les organisateurs l’avaient annoncé en amont de l’évènement.

Le groupe pro-pétrole Canada Action était venu montrer son appui à la province, qui selon eux, doit absolument aller de l'avant avec la construction de la mine Frontier, un projet chiffré à 20 milliards de dollars. Certains manifestants affirment s’intéresser de près à l’impact environnemental que peut avoir un tel projet et pour eux. Avoir un avenir environnemental et un avenir dans les énergies, n’est en général pas contradictoire, affirme pour sa part Andie Johnston, directrice de la communication d’Action Canada, qui aime à vanter l'aspect innovant du projet.

Ce projet devrait être célébré car il s'inscrit dans le respect de l'environnement.

Andie Johnston, directrice de la communication d’Action Canada.

Dave Lewis était dans le camp du pour, parmi une quarantaine d’autres personnes. Pour lui, l’industrie gazière et pétrolière respecte des lois et règlements très stricts et le Canada est un producteur de pétrole éthique. Il estime aussi que la façon la plus sûre pour arrêter la pollution environnementale est d’autoriser la production éthique de davantage de gaz naturel et de pétrole dans le pays.

Des manifestants qui soutiennent le projet de la mine Frontier tiennent des pancartes avec des messages en anglais.

Les partisans au projet de la mine Frontier étaient une quarantaine à être venus manifester à Calgary, en réponse au rassemblement organisé par Extinction Rébellion

Photo : Radio-Canada / Julie Préjet

Extinction Rebellion rassemble peu à Calgary...mais beaucoup plus à Edmonton

Les partisans d’Extinction Rebellion n’étaient que 25 à 30 à Calgary. Mais à Edmonton, ils étaient une centaine à investir Place Canada pour se faire entendre.

Sarah Flynn est la porte parole du groupe environnementaliste Extinction Rebellion à Calgary. Elle se dit concernée par ce projet en tant que citoyenne, mais également en tant que mère. Pour elle, il est clair qu’avec la mine Frontier, le pays s'inscrit en totale opposition avec les engagements internationaux pris pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Elle appuie sa position sur les experts scientifiques qui mettent en garde contre la crise climatique. Ce projet de mine est en contradiction avec un grand nombre de chiffres que les rapports scientifiques demandent au Canada d’atteindre dans l’espoir de prévenir une énorme crise climatique, détaille-t-elle.

Nous avons un cerveau, ils ont un cerveau, alors réfléchissons ensemble à comment aider l'humanité, l'environnement, les Premières Nations, et tout le monde

Sarah Flynn, porte parole d'Extinction Rebellion à Calgary

Andy Kurbin, qui milite au sein de l’organisation, craint les répercussions sur la terre et la forêt, car le site de construction se situe à quelques kilomètres du parc national Wood Buffalo. Mais il s’inquiète aussi pour les peuples qui vivent aux alentours.Ça n'est pas bon pour les jeunes autochtones, c'est une violation de leurs droits, déclare-t-il. Même si 14 groupes autochtones directement affectés par la situation ont approuvé la construction de la mine.

Le projet a déjà reçu l’aval du gouvernement de l'Alberta. La prochaine étape sera de savoir si, le mois prochain, le gouvernement fédéral lui donne aussi son feu vert.

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