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André Caillé arrosé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le pdg d'Hydro-Québec se fait verser un verre d'eau sur la tête par un militant écologiste alors qu'il tenait un point de presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale, à Québec.

Le pdg d'Hydro-Québec, André Caillé, a eu une mauvaise surprise jeudi lorsque le militant écologiste Michaël Rioux, du groupe «Sauvons nos Rivières», lui a versé un verre d'eau sur la tête pendant un point de presse qui se tenait dans les couloirs de l'Assemblée nationale, à Québec. Cet incident s'est déroulé en marge de la commission parlementaire qui examine le Plan stratégique 2004-2008 d'Hydro-Québec.

«On peut nous arroser comme on voudra, mais on a la responsabilité de satisfaire la demande des Québécois, la sécurité énergétique des Québécois. C'est mon devoir de le faire et je vais le faire», a déclaré M. Caillé, le visage ruisselant. Le pdg d'Hydro-Québec était auparavant en train de justifier la pertinence du projet du Suroît, le projet de centrale au gaz à Beauharnois.

«Je voulais montrer, par ce geste d'éclat, que la génération de mon âge n'accepte pas le projet», a déclaré pour sa part Michaël Rioux, qui est demeuré sur place plusieurs minutes avant d'être finalement escorté vers la sortie par deux agents de sécurité. Les groupes écologistes soutiennent que la filière thermique est un choix désastreux sur le plan environnemental et compromet les engagements de l'Assemblée nationale à l'égard du protocole de Kyoto.

Non au projet de centrale pompée

Le pdg d'Hydro-Québec désapprouve le projet de «centrale pompée en milieu urbain» du scientifique Pierre Couture.

En entrevue à Radio-Canada jeudi, M. Caillé a fait observer que le projet développé il y a une dizaine d'années par M. Couture, dont le quotidien Le Devoir fait état dans sa livraison de jeudi, prévoit la construction d'une centrale hydro-électrique qui ne pourrait produire avant 2012. Or, dit-il, c'est en 2007 au plus tard qu'Hydro a besoin d'énergie additionnelle, d'où, selon lui, la décision de construire la centrale au gaz du Suroît, à Beauharnois. «Soyons réalistes», conclut le pdg d'Hydro.

Le projet de centrale du Suroît est loin de faire l'unanimité. Le Syndicat professionnel des ingénieurs d'Hydro-Québec, le SPIHQ, affirme que le projet n'a absolument pas sa raison et qu'il va complètement à l'encontre du bon sens environnemental et économique.

Commission parlementaire

Entre-temps, une commission parlementaire poursuit à Québec l'étude du plan de développement 2004-2008 d'Hydro, qui vient de déposer une modification à sa proposition d'augmentation des tarifs auprès de la Régie de l'énergie du Québec.

Cette nouvelle tarification se ferait à deux vitesses: la hausse serait plus élevée pour les foyers qui consomment plus d'électricité.

S'appuyant sur des données tirées d'un sondage maison, Hydro-Québec soutient que trois familles sur quatre ayant un revenu annuel de moins de 20 000$ subiraient une hausse inférieure à la moyenne.

Cette conclusion fait toutefois bondir l'Union des consommateurs, qui trouve l'approche du distributeur «inacceptable, inéquitable, illogique et stupide» parce qu'elle pénaliserait les familles qui ont plusieurs enfants, et les locataires qui vivent dans des logements mal isolés. «Il y a des ménages qui ont trois, quatre, cinq enfants. Ils consomment sûrement plus d'énergie», a fait valoir le porte-parole Charles Tanguay.

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