•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

D’autres extrémistes tels que Patrik Mathews courent toujours

Patrik Mathews devant une maison en été.

Patrik Mathews, soupçonné d'avoir des liens avec le groupe néonazi The Base, avait disparu au mois d'août.

Photo : Radio-Canada / Gary Solilak

Chloé Dioré de Périgny

Dans la foulée de l’arrestation, aux États-Unis, de Patrik Mathews et de sept autres personnes soupçonnées d’appartenir au groupe néonazi The Base, le journaliste Jeff Yates, de l’émission Les décrypteurs, parle du danger de leurs réseaux radicalisés et décentralisés, qui sont toujours en activité.

Patrik Mathews et deux autres membres du groupe prévoyaient déclencher une guerre civile en attaquant les manifestants d’un rassemblement pour les armes à feu, lundi, en Virginie.

Ils ont été arrêtés la semaine dernière par le FBI aux États-Unis, mais leur réseau, lui, est toujours actif.

On a affaire à un groupe qui considère qu’il est temps d’agir, prévient Jeff Yates.On n’est pas dans le registre théorique. Il [le groupe The Base] prône une action directe contre les civils et c’est extrêmement dangereux.

Pour le journaliste de l’émission Les décrypteurs, de nombreux jeunes radicalisés s’apparentent à ces groupes d’extrême droite aux idéologies accélérationnistes.

L’idée, selon eux, c’est que la civilisation occidentale va s’effondrer, et ils veulent accélérer cet effondrement pour, ensuite, contrôler la société avec un régime fasciste, raciste, etc., explique Jeff Yates.

Réseaux clandestins inspirés d’Al-Qaïda

Pour provoquer le chaos, tous les moyens sont bons : destructions d’infrastructures, attentats, etc. Un peu comme les insurrections d’Al-Qaïda ou du groupe armé État islamique, commente Jeff Yates.

D'ailleurs, le journaliste signale que le nom du groupe, The Base, est l'équivalent anglais des mots Al-Qaïda.

Il est difficile de savoir combien de personnes adhèrent à ces groupes et s’ils sont en expansion, car ils n’ont pas de structure formelle, ajoute Jeff Yates.

De plus, les membres entretiennent des liens sur des groupes de discussion cryptés qui sont plus difficiles à surveiller par les autorités.

Certaines indications montrent que de nombreux groupes radicalisés veulent d'ailleurs s'implanter au Canada et recrutent activement, précise Jeff Yates.

Ce n’est pas parce qu’ils [les groupes tels The Base] sont décentralisés et informels qu’ils ne sont pas organisés.

Jeff Yates, journaliste à l'émission «  Les décrypteurs  »

À cet égard, Jeff Yates rapelle que The Base a réussi à aider Patrik Mathews à passer la frontière américaine et à le cacher des autorités pendant des mois avant qu’il soit retrouvé.

Tous les groupes radicaux ne sont pas aussi violents que The Base, dit néanmoins le journaliste.

En se basant sur les documents des procureurs américains, il explique que Patrik Mathews condamnait d’ailleurs ces personnes qui fantasment sur une révolution, sans pour autant commettre d’attentats.

Avec les informations de Patrick Foucault

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Crimes et délits