•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Gazoduq dépose la description détaillée de son projet

Des tuyaux servant à créer des conduites souterraines sont empilées.

Des conduites souterraines semblables à celles-ci seront installées par Gazoduq.

Photo : gracieuseté Gazoduq

Thomas Deshaies

L’entreprise Gazoduq, qui souhaite construire un pipeline qui traverserait l’Abitibi-Témiscamingue pour acheminer du gaz naturel à la future usine de liquéfaction de GNL Québec au Saguenay-Lac-Saint-Jean, a déposé la description détaillée de son projet. Le document, produit dans le cadre de l’évaluation effectuée par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada, présente la dernière mouture du projet et présente les étapes à venir.

On peut notamment y apprendre que Gazoduq avait envisagé l’aménagement possible du pipeline dans des secteurs situés plus au sud du Québec, dont la région de Montréal. Ce secteur, qualifié d’« Axe Sud », a toutefois été rejeté, notamment en raison de « contraintes liées à l’acceptabilité », de la « forte densité de population » et du nombre important d’infrastructures à franchir. Une décision fondée sur l’avis d’experts consultés par le promoteur, précise-t-on dans le document.

C’est plutôt « l’Axe Nord », soit celui de l’Abitibi-Témiscamingue, qui a été privilégié et qui fait actuellement l’objet de consultations publiques. Un choix notamment justifié dans le rapport en raison de la faible densité de population et des occasions potentielles de développement économique, y compris l’approvisionnement en gaz naturel par des entreprises locales de distribution d’énergies.

La directrice principale Affaires publiques et relations avec les communautés pour Gazoduq, Marie-Christine Demers, précise en entrevue que le choix de « l’Axe Nord » était aussi justifié en « termes de zones sensibles environnementalement ». L’idée était d’aller trouver le plus possible une zone où on pourrait minimiser les impacts, explique-t-elle.

Les consultations se poursuivent

La description détaillée ne présente pas de tracé plus précis du gazoduc, puisque les consultations sont toujours en cours, affirme Mme Demers. Ce qui est intéressant dans la description détaillée du projet, c’est qu’on fait référence à la consultation de l’Agence canadienne dans laquelle plusieurs citoyens de l’Abitibi ont pu participer, donner des commentaires, explique-t-elle. C’est vraiment là, peut-être, la nouveauté avec ce document de description détaillée de projet.

Mme Demers ajoute que l’entreprise poursuit ses rencontres par l’entremise de « tables de concertation ». Un calendrier des prochaines rencontres publiques avec la population sera sous peu dévoilé.

Une femme sourit à la caméra.

Marie-Christine Demers, directrice des affaires publiques et des relations avec le milieu de Gazoduq

Photo : gracieuseté Gazoduq

Entente avec la Ville d’Amos

Le conseil municipal d’Amos a approuvé lundi une entente avec Gazoduq pour une éventuelle utilisation d’un terrain appartenant à la Ville. Si le projet de Gazoduq est approuvé, l’entreprise pourrait donc utiliser le terrain d’Amos afin d’entreposer des matériaux lors de la période de construction.

Le maire, Sébastien D’Astous, précise que cette entente ne signifie pas que la Ville ait une position favorable au projet. Il est trop tôt pour prendre position. À l’heure actuelle, je ne peux pas vous dire non plus si la Ville comme telle va prendre position, mais c’est sûr qu’on est à l’affût, on suit le dossier et moi, mon rôle, c’est aussi de veiller à ce que les retombées soient chez nous, explique-t-il.

Des membres d'un conseil municipal assis derrière leurs tables lors d'une séance publique.

Le conseil municipal d'Amos a adopté une résolution, mais dit ne pas prendre position en faveur du projet pour autant. (archives)

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

L’aménagement du terrain par Gazoduq pourrait aussi être bénéfique pour la Ville, selon M. D’Astous. On a l’intention de développer deux parcs industriels sur le long terme et nous, on voit d’un bon œil que le terrain soit placé dans le but futur d’en développer des terrains, précise-t-il.

Une entente qui permet de peaufiner la préparation de l’étude d’impact, explique la porte-parole de Gazoduq, Marie-Christine Demers. Il faut pouvoir décrire chacune des composantes de notre projet. Cela inclut les sites potentiels pour l’entreposage, comme ce dont on parle ici. C’est une discussion que nous avons eue à titre exploratoire avec la Ville d’Amos pour être en mesure d’identifier si c’était une possibilité, explique-t-elle, tout en précisant que rien ne serait aménagé avant l’obtention des autorisations gouvernementales.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Ressources naturelles