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Maxim Roy, la Québécoise qui rayonne dans une série Netflix sanglante

Une femme assise dans un bain affiche un air troublé.

Maxim Roy incarne la sorcière Alice Harlow dans la série «October Faction».

Photo : YouTube / Netflix

Radio-Canada

La comédienne Maxim Roy est une de celles qui ont su faire leur place au Québec comme au Canada anglais et aux États-Unis. Et voilà qu’elle tient un rôle important dans une nouvelle série Netflix lancée jeudi : October Faction.

Au fil des années, on a notamment pu la voir dans le téléroman O’, l'adaptation anglophone de 19-2, le long métrage québécois La chute de l’empire américain et la série américaine à succès Shadowhunters. Cette fois-ci, Maxim Roy tient le rôle de la puissante sorcière Alice Harlow, à la fois mécomprise et assoiffée de vengeance. La série assez sanglante et à l’humour noir basée sur les romans graphiques de Steve Niles et Damien Worm a été tournée à Toronto à l'automne 2018. Elle est centrée autour d’un couple chasseur de monstres qui cache sa réelle identité à ses deux ados.

Ce projet a complètement emballé Maxim Roy, qui s’est intéressée à ce rôle campé dans un univers déjanté. Pour moi, ce n’est pas le guts d’aller dans un genre différent. C’est le personnage qui me motive à aller le découvrir. [...] October Faction, on peut dire que c’est super gore, c’est fantastique, mais les personnages comme tels sont hyper réalistes, a-t-elle dit en entrevue avec Catherine Richer, chroniqueuse culturelle de l’émission Le 15-18.

Une famille de deux parents et deux enfants marchent au milieu d'un corridor d'école.

Une scène tirée de la série «October Faction»

Photo : Netflix / Stephen Scott

D’après Maxim Roy, la série parle d’abord et avant tout de drames humains. [Le créateur de la série] nous a dit que c'était comme This Is Us [Notre vie] mélangé avec Supernatural. À la base, c’est vraiment une histoire de sentiments, a-t-elle expliqué. Ce que les personnages vivent, c’est très réaliste, et les gens vont pouvoir s’identifier vraiment beaucoup à ça.

Une œuvre de son temps

Outre l’univers fantastique de la série, ce sont aussi les thèmes actuels abordés qui ont séduit la comédienne Maxim Roy.

Toute l’histoire est à propos de l’acceptation des autres, l’acceptation de la différence. Essayer de se comprendre, de vivre en harmonie, a-t-elle précisé.

Aujourd’hui, en 2020, on vit exactement ça! Le racisme refait surface, l’extrême droite refait surface, on est divisés plus que jamais. [...] C’est d’une tristesse, j’ai l’impression qu’on revient en arrière. « October Faction » touche exactement ça.

Maxim Roy, comédienne

Si les gens se donnent la peine d’explorer October Faction, ils vont découvrir une grande profondeur. On parle d’homosexualité, on parle d’intimidation, on parle de racisme profond, on parle d’adoption, on parle de grandes différences. Tout ça, dans un univers dark, cynique, a poursuivi la comédienne.

Rien n’est gagné d’avance

La carrière de Maxim Roy va bon train et sa feuille de route est longue, mais d’après la comédienne, il n’y a pas eu de déclencheur pour propulser sa carrière vers le succès qu’elle connaît aujourd’hui.

C’est toujours un recommencement, a-t-elle laissé tomber. J’ai toujours l’impression que j’ai à refaire mes preuves d’un projet à l’autre.

Elle estime qu’il n’y a qu’un très petit pourcentage d’acteurs et d’actrices qui arrivent à décrocher une nomination aux Oscars ou aux Golden Globes et qui n’ont plus à passer d'auditions. Elle juge que même lorsque cette barrière est franchie, il n’est pas toujours facile d’obtenir des rôles intéressants. Maxim Roy a donné l’exemple de Nicole Kidman et Reese Witherspoon, qui ont elles-mêmes lancé l’aventure Big Little Lies. Elles trouvaient qu’elles n’avaient rien à jouer, donc elles ont acheté les droits de ce livre et elles ont parti la production comme ça. Je pense que ce n’est jamais gagné, a-t-elle soupiré.

Je suis encore obligée d’auditionner pour des rôles et de me battre pour me faire voir. C’est comme ça. C’est le métier que j’ai choisi et à un moment donné, il faut que tu fasses la paix avec ça.

Maxim Roy

Du chemin à faire

Maxim Roy regarde d’un bon œil le chemin parcouru ces dernières années en ce qui concerne la parité sur les plateaux de tournage, mais juge qu’il y en a « encore beaucoup à faire » pour parvenir à une réelle égalité, surtout aux États-Unis.

Quand tu es là, tu comprends les actrices qui font des discours. Je sais que ça énerve beaucoup de gens, les discours de revendications, mais elles ont raison. C’est vrai. C’est beaucoup plus difficile pour les femmes ici. [...] Et je pense que des fois, il y a des mesures qui sont prises pour être plus politiquement correct, mais ce n’est pas intégré dans leur système de valeurs.

Maxim Roy

Elle a conclu l’entrevue avec un cri du cœur pour l’acceptation du mot « féminisme ». Être féministe, ce n’est pas péjoratif, a-t-elle soutenu. On aime les hommes, on veut juste être égales.

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