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Croissance à l'aéroport de Mont-Joli : pas seulement à cause des navettes de la STQ

Quatre personnes se dirigent vers l'avion de Nolinor, sur la piste de l'aéroport de Mont-Joli, le 18 décembre 2019.

Des passagers s'apprêtent à monter à bord d'un avion nolisé par la Société des traversiers du Québec.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le nombre de passagers qui ont transité par l'aéroport régional a doublé en 2019 par rapport à l'année précédente. Mais la part attribuable aux vols nolisés de la Société des traversiers du Québec pour pallier l'absence du F.-A.-Gauthier est moins importante que ce que l'on pourrait croire.

Le tiers de l'augmentation correspond aux vols nolisés par la STQ. Par contre, nuance la directrice de l'aéroport, Chantal Duchesne, plusieurs compagnies, dont des minières, ont préféré faire voyager leurs travailleurs sur ces vols à rabais au lieu de noliser des appareils ou de les faire voyager sur les liaisons existantes.

2018 : 33 000 passagers

2019 : 66 000 passagers

Navettes aériennes de la STQ : 10 000 passagers

Donc, selon la directrice, environ 30% des 10 000 passagers auraient quand même transité par l'aéroport si la STQ n'avait pas offert ces vols à 20$ vers Sept-Îles et Pointe-Lebel. Ces places occupées dans l'avion de la STQ correspondent à autant de sièges vacants ailleurs.

Pour aller vers Sept-Îles le moins cher, c'était 400$ donc évidemment il y avait une économie (NDLR : pour les entreprises), mais pour les transporteurs qui sont là en tout temps c'est une grosse perte pour eux.

Chantal Duchesne, directrice, Aéroport régional de Mont-Joli

Chantal Duchesne croit même que la solution préconisée par la STQ pour assurer une liaison temporaire entre les deux rives pourrait faire mal à l'aéroport à court ou moyen terme.

On risque d'avoir moins de dessertes, les compagnies vont avec les profits et si ce n'est pas rentable, ils peuvent couper la desserte et une fois qu'ils la coupent c'est très très difficile de la ravoir.

Chantal Duchesne, directrice, Aéroport régional de Mont-Joli

C'est d'ailleurs pour cette raison que les administrateurs de l'aéroport ont interpellé le Ministère des Transports afin que la Société des traversiers achète des places dans les vols déjà prévus au lieu de noliser son propre appareil.

En 2007, 75 000 passagers avaient transité par Mont-Joli. Il s'agissait d'une année record.

Pascan veut faire partie de la solution

Un avion de Pascan à l'aéroport de Sept-Îles

Un avion de Pascan à l'aéroport de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La compagnie Pascan Aviation offre des liaisons quotidiennes entre Mont-Joli et Sept-Îles. Pour un aller-retour la semaine prochaine, le prix affiché sur le site web est de mille dollars. Précisons cependant que le prix peut varier de quelques centaines de dollars.

La Société des traversiers offre le même vol direct pour 40 $ aller-retour. Le copropriétaire du transporteur québécois Yani Gagnon mentionne que l'impact sur la liaison Mont-Joli/Sept-Îles n'a pas été significatif.

Par contre, l'homme d'affaires espère que les transporteurs existants feront partie de la solution si la STQ devait de nouveau avoir recours au transport aérien dans le futur.

Si ça devient une solution permanente, c'est sûr que ça va nous affecter parce que le gouvernement va subventionner ce trajet en nous compétitionnant directement à 20 $ le billet.

Yani Gagnon, copropriétaire Pascan Aviation

Sa compagnie n'a pas pu participer non plus à l'appel d'offres de la STQ en raison de la capacité de ses appareils. Par contre, Pascan songe à opérer un avion de 34 passagers bientôt.

Moi j'aimerais ça que ce soit fairplay pour tout le monde, précise monsieur Gagnon.

Il ajoute que le dossier est surtout mené par l'aéroport de Mont-Joli, mais qu'il s'y intéresse de près.

Hausse du nombre de passagers

La hausse du nombre de passagers qui ont transité par Mont-Joli s'explique aussi par plusieurs autres facteurs.

Par exemple, Air Canada offre depuis l'automne plus de sièges sur ses deux vols quotidiens.

Ce sont des Dash-300 qui sont désormais utilisés en lieu et place des Dash-100, plus petits. De plus, le transporteur n'a pas réduit à un seul vol son offre comme il l'avait pourtant annoncé.

Cependant, cette menace plane toujours, car les plans d'Air Canada ne sont pas connus pour l'instant, selon la directrice de l'aéroport..

Les deux autres transporteurs, PAN Airlines et Pascan ont aussi augmenté leur offre.

À cela s'ajoutent les vols vers le sud de la compagnie Sunwing qui sont de plus en plus populaires.

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