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Les Jeux olympiques font rêver les jeunes grimpeurs de Québec

Hugo Dorval sur un mur

À 16 ans, Hugo Dorval espère mettre la main sur son deuxième titre de champion canadien de bloc, en février.

Photo : Délire Escalade

Guillaume Piedboeuf

Les jeunes grimpeurs de Québec sont bien au fait de l’arrivée de l’escalade aux Jeux de Tokyo à l'été 2020. À quelques jours des Championnats juniors de bloc de l’Est du Canada au Délire Escalade de Sainte-Foy, force est d’admettre que le sport n’a plus rien de marginal et nourrit les rêves olympiques d’une nouvelle génération.

Pour moi, atteindre les Jeux olympiques est un objectif de vie et un rêve. Ça commence comme ça, dans les compétitions nationales qui peuvent éventuellement mener aux mondiaux, lance Hugo Dorval, champion canadien de bloc chez les « juvéniles B » en 2018.

Maintenant âgé de 16 ans, le jeune grimpeur de Québec espère profiter du passage des Championnats juniors de l’Est du pays dans sa cour pour rétablir sa domination. L’Ouest canadien est plus fort en escalade, mais c’est quand même une compétition importante pour me classer pour les Championnats canadiens, en février. Ce sera ma deuxième année dans ma catégorie, ce qui fait que je suis dans les plus vieux et j’ai plus de chance de l’emporter.

Selon son entraîneur, Frédéric Desgranges, l’adolescent a les moyens de ses ambitions. C’est l’un des meilleurs grimpeurs au pays dans son groupe d’âge, et il est vraiment motivé cette année à reprendre sa place de champion, explique-t-il.

Surtout qu’un bon résultat pourrait ouvrir la voie à une place dans l’équipe nationale junior, dont le camp de sélection se tiendra en juin.

Les trois disciplines olympiques

  • Le bloc (le mur d'escalade) : sans être attachés, les concurrents escaladent autant de parcours fixes que possible sur un mur de quatre mètres dans un délai de quatre minutes pour chaque bloc.
  • La voie (épreuve de difficulté) : les concurrents grimpent aussi haut que possible sur un mur d’au moins 15 mètres de hauteur et de 3 mètres de largeur dans un délai de six minutes. Les grimpeurs sont attachés par des cordes de sécurité qu’ils attachent aux dégaines à différents points de protection le long du parcours.
  • L’escalade de vitesse : attachés à un assureur automatique, deux concurrents à la fois font la course sur un parcours fixe sur un mur de 15 mètres. Les plus rapides au monde peuvent compléter l’épreuve en cinq ou six secondes.

Un boom de popularité

Hugo Dorval est le meneur de l’équipe junior de compétition de Délire Escalade piloté par Desgranges, mais ses coéquipiers sont de plus en plus nombreux. Quand j’ai commencé à entraîner l’équipe, il y a six ans, on avait une quinzaine d’athlètes. Là, on en a près de 50, relate l'entraîneur.

À cela s’ajoute un programme sport-études démarré l’an dernier avec les écoles Cardinal-Roy et La Seigneurie, une équipe adulte élite et un programme jeunesse pour initier les enfants dès l’âge de 5 ans.

Notre but, c’est de leur communiquer notre passion et qu’ils aiment vraiment l’escalade. Selon moi, c’est le point le plus important pour performer.

Toutes deux âgées de 12 ans, Samia Girard et Lylou-Anne Basirico-Jean, deux jeunes membres de l’équipe, attendent impatiemment le championnat de samedi, leur premier de cette envergure. C’est quand même stressant, mais j’ai hâte à la compétition parce que j’adore faire de l’escalade. Puis, je vais avoir Samia à mes côtés, reconnaît Lylou-Anne.

Un oeil sur Tokyo

Les deux amies admettent que l’arrivée de l’escalade aux Olympiques les fait rêver. Elles suivront avec attention les compétitions féminines et masculines à Tokyo, où les athlètes s’affronteront dans un combiné de trois disciplines : le bloc, la voie et la vitesse.

J’ai hâte de voir qui va être là et la difficulté des blocs et des voies, admet Samia.

Une foule regarde une grimpeuse en action.

Le centre de bloc de Sainte-Foy de Délire Escalade est l'hôte des Championnats juniors de bloc de l'Est du Canada, samedi.

Photo : Délire Escalade

Déjà aux prises avec le beau problème d’avoir une clientèle sans cesse grandissante dans ses trois centres d’escalade de Québec, le copropriétaire Vincent Légaré croit que les Jeux de Tokyo ne feront qu’accentuer le phénomène.

Depuis cinq ans, on constate une croissance significative du sport chaque année. De voir le sport à la télévision et d’en entendre parler, cet été, c’est certain que ça va amener bien des gens, surtout des jeunes, à s’intéresser au sport.

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